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Solo : le retour de James Bond sous la plume de William Boyd

Julien Helmlinger - 26.09.2013

Edition - International - James Bond - Solo - William Boyd


« Bond is back », nous annonce l'Associated Press, alors que l'agent secret le plus flegmatique du Royaume-Uni nous revient dans le roman Solo signé William Boyd. Comme le soutient son auteur, OO7 n'est plus tout à fait le même même s'il conserve ses mauvaises habitudes. Il prendrait désormais des airs de Daniel Day-Lewis, pour ressembler davantage au compositeur de chansonnettes américain Hoagy Carmichael auquel Ian Fleming faisait lui-même référence afin de mettre un visage sur son personnage fétiche. Un retour aux sources ?

 

 

 

 

Ce mercredi, William Boyd a présenté le nouvel opus des aventures de l'espion au service de Sa Majesté, à renfort de mise en scène digne du personnage principal. Un ouvrage qui est attendu pour remettre au goût du jour la saga littéraire qui pourrait parfois sembler à bout de souffle et qui bénéficie d'un accueil généralement plus froid de la part du public que ses adaptations cinématographiques.

 

Exit les old-school Sean Connery ou Roger Moore et autres Daniel Craig, donc, au moment de lire l'opus de William Boyd, et intitulé Solo. l'aventure du roman se situe en 1969, tandis que l'espion britannique venant de fêter ses 45 ans est amené à quitter le somptueux Hôtel Dorchester de Londres pour un pays africain ravagé par la guerre, ainsi que sur Washington pour une mission solitaire.

 

Depuis l'ultime volet du créateur Ian Fleming, décédé en 1964, non moins de sept auteurs ont pris la relève pour livrer quelque 26 aventures d'espionnage. William Boyd, qui est un fan et estime que l'on « ne refuse pas James Bond », succède ainsi aux écrivains Sebastian Faulks, Jeffery Deaver ou encore John Gardner.

 

Pour redonner un nouveau souffle à la saga, Boyd s'est inspiré de son parcours personnel. Né à Accra au Ghana il y a 61 ans, il envoie donc James Bond en Afrique, dans le fictif Zanzarim, terrain évoquant la guerre civile du Biafra à la fin des années 1960.

 

Si les films de James Bond se veulent contemporains et perdent en conséquence leur enracinement dans l'oeuvre de Fleming au fur et à mesure que le temps passe, Boyd semble davantage y tenir. Pour lui, le roman en comparaison à l'adaptation cinématographique « offre une fabuleuse liberté, un monde plein de compromis, de barrières et d'impossibilités ».