Sortie de crise pour les éditions Le temps des cerises

Nicolas Gary - 05.03.2013

Edition - Economie - Le temps des cerises - situation financière - sortie de crise


Le gros de l'orage semble passé pour les éditions Le Temps des Cerises. Début février, l'éditeur annonçait en effet être dans une très mauvaise passe financière, suite à une plainte déposée aux prud'hommes. La maison se retrouvait dans l'obligation de payer 42.000 euros à une ancienne collaboratrice qui avait assigné l'entreprise après « un long désaccord ».

 

 

 

 

Le risque de dépôt de bilan était réel pour la structure, qui compte déjà vingt années d'existence. Cependant, Francis Combes assure que non seulement l'appel a été entendu, mais surtout, que « la réaction de nos lecteurs et amis a été plus forte que ce que nous attendions ». 

 

En effet, à l'occasion d'une journée de portes ouvertes, ce 16 février la société a pu récolter « plus de 7000 euros d'achats et de souscriptions et nous en sommes à 15.000 euros recueillis auprès des lecteurs. Cela nous donne l'espoir d'éviter le pire ». Cependant, tout n'est pas encore fini. 

 

La mobilisation a pu assurer un souffle, bien que la maison ait toujours besoin de profiter d'un « nouvel élan ». 

 

« Depuis que nous existons, nous avons régulièrement informé nos auteurs, nos amis, nos lecteurs de l'évolution de la maison d'édition, des succès et des problèmes qu'elle pouvait rencontrer. Nous agissons ainsi, car, pour nous, éditer des livres ne relève pas d'une entreprise privée et commerciale dont l'objectif serait de s'enrichir, mais d'une action culturelle, sociale et politique collective », précise Francis Combes. 

 

Cette opération sera poursuivie, en espérant que cette mobilisation ira croissante dans les prochaines semaines. D'autres portes de négociations sont ouvertes, avec instances publiques, notamment.

 

Contacté par ActuaLitté, l'éditeur nous précise : « On espère sortir de cette mauvaise passe. La position du Temps des Cerises est très particulière dans le paysage éditorial français. Dans ce combat, nous avons découvert que de nombreuses personnes étaient sensibles à sa disparition, que cela laisserait un vide. Et ce message nous est parvenu de nombreuses personnalités de la culture, et les plus différentes possible. »