Sortie de prison et semi-liberté pour Jean-Marc Rouillan

Clément Solym - 18.05.2011

Edition - Société - prison - rouillan - action


C'était l'un des membres du groupe terroriste - on a le droit de dire terroriste ? - Action Directe, et pas des moindres, puisqu'il en incarnait le chef. Jean-Marc Rouillan s'apprête cependant à commencer une nouvelle vie, suite à sa sortie de prison.

Ce sera un recrutement étrange, pour la maison d'édition Agone, qui avait publié les livres de Jean-Marc Rouillan, mais une véritable semi-liberté pour l'ancien de AD.

Semi, parce que le bracelet électronique qu'il portera ainsi que l'assignation à l'appartement que l'éditeur met à sa disposition lui contraignent encore à des mesures rappelant toujours que la liberté conditionnelle n'interviendra qu'après une année de ce régime.

Et encore, sous réserve.

Des conditions déjà dévoilées en avril dernier : « M. Rouillan sera placé sous bracelet électronique avec obligation de travailler et d'indemniser ses victimes et de ne pas évoquer les faits. »

Depuis son arrestation en février 1987, sous différents chefs d'inculpation, Jean-Marc Rouillan avait obtenu un régime de semi-liberté entre 2007 et 2008, avec des conditions plus sévères que celles d'aujourd'hui. La situation s'était complètement retournée, après des déclarations dans L'Express, qui l'avaient renvoyé à son régime de prisonnier.

L'éditeur Agone avait d'autre part publié en janvier 2008 les Chroniques carcérales, racontant les annales depuis la prison. « Dix-sept piges passées dans la même cellule, dix-sept piges devant la même machine de l’atelier sans avoir jamais mis les pieds en promenade… Dix-sept piges d’un minutieux assassinat du temps qui passe, où chaque seconde est circonscrite à une particule d’habitude disséquée et répétée à l’infini… »