Soutien scolaire, une réussite autre que financière ?

Clément Solym - 20.02.2008

Edition - Société - Acadomia - soutien - scolaire


Réussir à l'école, au collège ou au lycée devient le fer de lance de toute une campagne publicitaire menée, pour le plus ostensible des pourvoyeurs de cours particuliers, tambour battant. Or, en 2005, le secteur annonçait 600 millions d'euros, et une croissance de 10 % annuelle. La déduction fiscale offerte par Acadomia, Completude et consorts n'y est pas étrangère. D'un autre côté, le chèque scolaire proposé par le ministère pourrait concurrencer cet essor.

Fort d'une cotation en bourse et un volume d'affaires de 101 millions d'euros, Acadomia fait figure de leader. Ses ramifications dans tous les départements français l'ont d'ailleurs hissé au rang d'incontournable. Or, tous n'ont pas les moyens de s'offrir des agences locales : Keep-School ou Anacours gèrent depuis des centres névralgiques et surtout dans le recrutement des professeurs sur place.

Évidemment, mathématiques et français restent les matières les plus sollicitées, du collège au lycée. À Nice, Lucile Bourgeais en témoigne : « Nous avons des élèves en grande difficulté avec des parents désarmés. Mais d'autres anticipent, de peur de rencontrer des difficultés par la suite et nous avons aussi de bons et de très bons élèves qui souhaitent s'améliorer. » Avec un recrutement qui table sur un niveau de bac 3 pour les professeurs, les réelles compétences sont toujours à la discrétion des entreprises.

Dans le cas de professeurs travaillant pour l'Éducation nationale, les regards sur les collègues qui donnent des cours particuliers oscillent entre tolérance et reproche. Pour certain, ce complément financier est non négligeable, et n'empiète pas sur la qualité des cours qu'ils donnent en classe. Travailler plus pour gagner plus, cela reste au choix de chacun.

Et pour les élèves, cette présence peut apporter un regain de confiance. Mais là encore, les résultats sont encore à démontrer...