Louis Bayard nous regarde avec Un œil bleu pâle

Clément Solym - 20.02.2008

Edition - Les maisons - Louis - Bayard - Oeil


L’armée et moi on est en froid. En Guerre froide, même. Non pas que j’entretienne de frustration ni de rancœur à son égard. Je fais partie de la promotion Journée d’appel. En clair, c’est arrivée tôt, vérification du taux d’alphabétisation, repas, test de repérage dans un programme scolaire et retour à la maison.

J’ignore vraiment comment j’aurais encaissé plusieurs mois à partager le charme des dortoirs collectifs. Peut-être que je serais devenu fou. Et dans un moment d’égarement, en pleine nuit, j’aurais attaché les lacets des toutes les chaussures de mes camarades de chambrée… Gnairk, gniark gniark…

Et l’escalade inévitable de la violence m’aurait conduit à des solutions extrêmes : les barbouiller de dentifrice, leur faire un lit en portefeuille, inverser les oreillers…

Dans Un œil bleu pâle, c’est l’armée que l’on explore, en 1800 et des bananes. Et pas n’importe laquelle : l’Académie de West Point. Une formation draconienne, dans laquelle on meurt pendu… avec les pieds qui trainent par terre.

Étonnant, non ?

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