Neuf d'Andrzej Stasiuk : À Varsovie, on n'emprunte pas au parrain

Clément Solym - 09.07.2009

Edition - Les maisons - Neuf - Andrzej - Stasiuk


Ambiance : fond de salle dans un restaurant. Fumée de cigare qui enveloppe une lampe paresseusement accrochée au plafond.de droite et de gauche, quatre gorilles, mal dégrossis dans leurs costumes clinquants... Grand luxe !

Devant son assiette, IL vous fixe, avec des cernes immenses sous les yeux. La lassitude d'avoir mené une vie entre récompenses et punitions. Certaines furent mortelles. IL s'essuie les lèvres, bien grasses, et rejette sa serviette dans un souffle qui devient quinte de toux.

Quand il reprend un peu de contenance, IL vous fixe et sourit.

« Jé vé te faire ouné propozisionné qué tou né pourras réfouzer... »

Neuf, d'Andrzej Stasiuk,
c'est la même, mais avec un brin de folie en plus, et à Varsovie. Notre chronique vous en dira plus...