Vendre un livre papier 3 ou 6 mois et ensuite offrir l'ebook

Clément Solym - 20.05.2009

Edition - Société - vendre - livre - papier


Hier à la librairie Terminus Polar, située non loin du métro Goncourt, Patrick de Friberg, auteur français résidant au Québec et à Québec, était présent pour dédicacer son livre, le dossier Déïsis. L'occasion pour nous d'échanger quelques mots avec lui sur le devenir du livre et sa vision du monde.


Nous étions venus pour discuter de son nouveau livre, Déïsis, publié au Castor Astral, et finalement, la conversation nous entraîna plutôt à examiner le futur de la diffusion du livre. Patrick de Friberg évoque alors le livre numérique et sa conception.

« Je serais tout à fait prêt à laisser mon livre en version papier se vendre durant trois ou six mois, et par la suite le mettre à disposition en version numérique sur le site de mon éditeur ou le mien. » Mais... euh... Gratuitement ? « Bien évidemment gratuitement. Les auteurs souhaitent qu'on lise leurs livres, pas qu'ils restent quelque part à prendre la poussière ou qu'ils passent au pilon. Quelle vie ont-ils une fois qu'ils ont disparu de chez un libraire ? »

Certes... Mais l'idée semble révolutionnaire. Patrick rigole : « Nouvelle ? Pas du tout. Tout d'abord, elle n'est pas de moi, mais appartient à Véronique Anger. Mon épouse. Elle fut la première à publier en ligne, sur ce qui était des intranets, un roman, Le secret du papyrus, nous étions en 1991 ou en 92. Elle avait, avant même qu'Internet ne soit là, conçu et pensé cet outil de communication comme un moyen de promotion de la culture et un outil culturel. »

Nous avons pris contact avec l'intéressée pour en savoir un peu plus. Vous pouvez d'ores et déjà en apprendre un peu plus sur elle en vous rendant sur Les di@logues stratégiques.

Patrick de Friberg, etnant son livre et des fans

Mais qu'adviendra-t-il du livre papier ? « Il me semble que le livre est un objet dont nous ne pourrons jamais nous passer. Dès lors, il peut et doit avoir deux vies, l'une papier, l'autre numérique. Ces vies peuvent être parallèles et coexister sans peine. Moi-même, j'accepterai tout à fait ce principe. »

Les auteurs, c'est une évidence, semblent plus réceptifs aux évolutions numériques et ne freineraient pas l'arrivée du numérique. Bien au contraire. « J'ai envie que mon livre vive. S'il est partagé, c'est tant mieux », ajoute Patrick.