Spoliée de ses droits d'auteur, Harper Lee trouve un accord avec son agent

Clément Solym - 10.09.2013

Edition - Justice - Harper Lee - To Kill a Mockingbird - procès


Depuis plusieurs mois, les relations entre Harper Lee et son ancien agent littéraire, Samuel Pinkus, défraient la chronique. Ce dernier est accusé d'avoir détourné des sommes perçues sur la vente de l'unique livre, To Kill A Mockingbird. Et ce, sans que la romancière n'en ait vu la couleur. C'est que, âgée de 87 ans, Harper Lee est une femme diminuée, qu'il semblait facile d'abuser. 

 

 

To Kill a Mocking Girl.

Bruna Ferrara, CC BY 2.0

 

 

Pinkus et ses associés avaient reçu en mai dernier une plainte, alléguant qu'à partir de 2002, l'agent avait profité de l'accident vasculaire cérébral, qui avait laissé Lee partiellement sourde. Et de lui faire signer des documents qui permettaient à l'agent d'encaisser les droits d'auteur.

 

« Depuis 2007, date à laquelle elle a subi un AVC, Harper Lee a vécu dans un centre pour personnes assistées et Pinkus lui a rendu visite, parfois sans prévenir, jusqu'à ce que Harper Lee donne finalement l'ordre à la direction de l'établissement de ne plus autoriser ses visites », explique la plainte. (via Court house)

 

Manifestement, les deux parties sont arrivées à un accord, et il ne serait alors pas nécessaire de poursuivre la procédure. Le procureur Vincent Carissimi explique : « Les parties sont parvenues à une solution mutuellement satisfaisante et tout le monde voudrait que cette affaire soit de l'histoire ancienne. » 

 

La signature d'un accord de principe la semaine passée mettrait donc un terme à ce différend, mais les conditions de l'accord n'ont pas été dévoilées. Dans les prochains jours, ce règlement devrait être finalisé. 

 

Annuellement, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur se vend à 750.000 exemplaires sur le territoire américain uniquement.