Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Stephen King : Twilight, Fifty Shades, du porno pour adolescents

Clément Solym - 23.09.2013

Edition - International - Stephen King - Fifty Shades of Grey - Twilight


Voilà un moment que la saga de Stephenie Meyer n'avait pas reçu une déculottée façon Fifty Shades. Et pour son grand retour dans l'édition, avec Dr Sleep, Stephen King s'offre un doublet, fracassant tour à tour, Twilight, mais également les romans de E.L. James, qu'il a pris soin de lire. Sans être réellement impressionné par l'une ni l'autre série. 

 

 

 

 

Dans un entretien accordé au Guardian, le King y va de son petit avis. « J'ai lu Twilight, et je n'ai pas vraiment senti d'urgence à la suivre. Ce ne sont pas réellement des vampires ni des loups-garous. C'est une histoire d'amour racontant comme une fille peut changer un mauvais garçon en gentil garçon. »

 

Mais le romancier ne s'est pas arrêté en si bon chemin : il a également lu The Hunger Games, et n'a pas manqué de rapprocher le livre de son propre roman, Running Man, « qui est un jeu où des gens se font tuer et des gens regardent : une satire sur la téléréalité ».

 

Il est vrai que dans le domaine, King avait frappé très fort, tant son livre prend à la gorge. « J'ai lu Fifty Shades of Grey, et je n'ai eu aucune envie de poursuivre ma lecture. Ils appellent cela du porno pour maman, mais ce n'est pas réellement du mommy porn. C'est extrêmement dirigé vers les femmes qui ont, disons, entre 18 et 25 ans. »

 

Pourquoi mesurer les deux ouvrages ? Parce que E.L. James a toujours confessé qu'elle s'était inspirée de Twilight pour écrire son propre roman, dont une adaptation au cinéma doit sortir en août 2014. D'ailleurs, les fans du livre ont vivement manifesté leur colère en découvrant les acteurs choisis pour incarner les personnages de Christian Grey, Charlie Hunnam, et Anastasia Steel, qu'incarnera Dakota Johnson.

 

À 66 ans, le roi de l'horreur porterait presque un regard désabusé sur ce monde de livres qui ont connu des succès pharaoniques. Interrogé sur l'âge d'or de l'horreur, il confesse ne pas arriver à trouver des livres contemporains qui soient en mesure de rivaliser avec The Exorcist. Lui, vient de signer son 56e roman, et en matière d'horreur, il n'a plus vraiment à faire ses preuves. 

 

Peut-être dans le domaine de la romance pourrait-il encore s'affirmer ?