Steve Jobs, brillant, inadapté, despotique et vicieux, selon son ex

Clément Solym - 16.10.2013

Edition - International - Steve Jobs - tyran - despotique


La vie avec le fondateur d'Apple n'avait rien d'un fleuve tranquille, raconte Chrisann Brennan, dans ses mémoires, The Bite in the Apple: A Memoir of My Life With Steve Jobs. Les droits initiaux ont été vendus au New York Post, le tabloïd de Rupert Murdoch, qui s'est fait un plaisir d'en fait paraître quelques extraits. C'est que Brennan a partage quelques années de sa vie avec Jobs. Un fameux sacerdoce.

 

 

 

 

Les révélations de sa première petite amie, et mère de sa première fille, sont souvent chargées de témoignages poignants et... légèrement indiscrets. C'est ainsi qu'en dépit de l'amour profond qu'elle a pu éprouver pour Steve, Chrisann a vu leur relation se détériorer durant les premières années de la fondation d'Apple. 

 

Un portrait loin de celui du gourou d'Apple, évidemment, et surtout, une présentation des changements qui se sont opérés dans l'esprit de Steve - qui était par ailleurs convaincu d'être la réincarnation d'un aviateur de la Seconde Guerre mondiale. « L'excellence avait toujours été quelque chose de magnifique chez Steve, mais désormais, il s'en servait comme d'une arme », écrit-elle.

 

Une relation où l'on soufflait le chaud et le froid dans un couple capable d'être fou d'amour, et de s'ennuyer profondément l'un avec l'autre. Impossible de maintenir la moindre intimité émotionnelle, et moins encore de la développer, assure-t-elle.

 

Surtout que l'ego de Steve prenait de l'ampleur, au point d'en devenir vicieux. Il était devenu impossible de le déranger pour la moindre tache ménagère du foyer, et à mesure qu'Apple prenait de l'ampleur, Steve s'accordait tous les droits, conduisant le couple à mener chacun sa vie de son côté. 

 

« Steve a toujours été un inadapté brillant, mais à cette époque [NdR : la création d'Apple] - pour être humble - il n'était pas en mesure de gérer très bien son pouvoir grandissant. En fait, il était absolument despotique. » Portrait, finalement, assez prévisible.