Steve Jobs, les ventes du Kindle et la crème glacée

Clément Solym - 10.09.2009

Edition - Société - Jobs - ventes - Kindle


Il a toujours montré une certaine réserve, voire une réserve certaine quant à l'avenir des lecteurs ebooks et plus encore des livres numériques, estimant que de toute manière, on ne lisait plus. Quoi de plus normal alors que Steve Jobs s'en prenne à Amazon, après avoir déjà taclé par le passé le Kindle, en remette une couche ?

Aujourd'hui, foin de la lecture elle-même, c'est le coût de l'objet qui est attaqué, et son rapport prix/fonctionnalités : trop cher pour ce que l'on peut en faire, en somme. En outre, le patron d'Apple assure d'une chose : quand un produit se vend bien, personne n'hésite à donner les chiffres réels.

Pourtant, pas question de revenir sur le concept même du lecteur ebooks : « Je suis sûr qu'il y aura toujours des dispositifs et ils pourraient avoir quelques avantages à ne prodiguer qu'un seul service. » Mais on ne la fera pas à M. iPhone

Selon lui, personne ne sera prêt à payer, et aussi cher qui plus est, pour un appareil dédié. « Vous remarquez qu'Amazon ne dit jamais combien ils vendent », alors qu'effectivement, les entreprises sont plutôt ravies de déclarer leurs ventes. Par ailleurs, Amazon est une société de vente en ligne, et pas spécialisée dans les périphériques de poche.

Le reste de la conversation est revenu sur les présentations de la veille durant la keynote d'Apple, dont nous vous avons parlé ce matin. Et pour ce qui est de sa santé ? « Je mange comme un fou. Beaucoup de crème glacée », confie le patron d'Apple.