Steven Guilbeault nommé ministre du Patrimoine canadien

Nicolas Gary - 21.11.2019

Edition - International - Steven Guilbeault - ministre Patrimoine canadien


Militant écologiste convaincu, Steven Guibeault avait rejoint le parti libéral avec dans l’idée de faire changer les choses de l’intérieur. Élu député de la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, il vient d’être nommé ministre du Patrimoine canadien, dans le cadre du remaniement ministériel présenté par Justin Trudeau ce 20 novembre.


Steven Guilbeault
 

Personnalité publique, vu comme un activiste passionné, « c’est un homme d’action », indique-t-on dans l’industrie du livre, accueillant avec plaisir cette nomination, manifestement attendue. 

« Au moment où s’ouvre le Salon du livre de Montréal, rendez-vous internationalement reconnu, nous souhaitons la bienvenue au nouveau ministre du Patrimoine. Il nous paraît important de lui rappeler la fragilité de notre industrie, particulièrement celle des écrivaines et des écrivains, dont les revenus n’ont fait que baisser ces dernières années », déclare Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ.

Aile gauche du gouvernement libéral, il avait préféré rejoindre ce camp plutôt que d’intégrer les Verts, justement pour travailler de l’intérieur — considérant que le parti écologique n’accéderait pas au pouvoir. Une approche semblable à celle de Nicolas Hulot dans le gouvernement d’Édouard Philippe, dont on espère une meilleure conclusion. 

Son arrivée à la culture, au niveau fédéral, a pu prendre de court, attendu à l’Écologie, justement. Mais l’intéressé répond dans un tweet : « Me battre pour mes convictions, c’est dans mon ADN. Maintenant, c’est aussi pour notre culture, pour nos créateurs et nos artistes que je vais me battre. J’ai toujours milité pour l’environnement. Je vais continuer à le faire à la table de décision, au conseil des ministres. »
 
Pour l’industrie du livre québécoise, le premier dossier et certainement le plus urgent, sera celui de la réforme du droit d’auteur. Depuis une année que la consultation a commencée, l’affaire prend du retard. Deux rapports divisent actuellement le milieu : celui du comité de l’Industrie qui prône un libre accès, au nom de l’innovation technologique. Et pour qui le droit d’auteur serait considéré comme un frein à l’innovation.

L’autre est celui du comité Patrimoine, plus favorable à une rémunération juste des créateurs, avec des propositions que l’industrie voit comme concrètes pour protéger davatange le milieu culturel. 

Après un an, ce dossier qui entre dans le cadre des compétences fédérales commence à peser. La révision devait intervenir en 2017, après cinq années de mise en application. « On n’imagine pas que le ministre puisse prôner une gratuité à tout crin », nous indique Richard Prieur, directeur général de l’ANEL. « Et surtout que nous aurons l’occasion de le rencontrer rapidement : Catherine McKenna qui occupait son poste avait été difficile à joindre… »

Le pire des scénarios reste à craindre, souligne Laurent Dubois, directeur de l’UNEQ : « Depuis cinq ans, on assiste à une baisse des revenus des artistes. Le statu quo ne pourrait que perpétuer cet état de fait. » Bien entendu, une révision qui irait vers un élargissement du nombre d’exceptions serait pire encore.

Les premières déclarations du ministre semble indiquer que cette voie serait exclue...

 

Dossier : Salon du livre de Montréal 2019 : Se raconter


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