#StopAmazon : des blocages pour dénoncer l'impact social et écologique

Antoine Oury - 03.07.2019

Edition - Société - #StopAmazon - amazon blocages - amazon ecologie


Plusieurs actions concertées, menées par les organisations Amis de la Terre, Action Climat Paris ou encore Action Non Violente COP21 Lille, soutenues par les Gilets Jaunes, ont mené aux blocages, ce mardi 2 juillet, de plusieurs sites français de la multinationale Amazon, à Paris, Lille et Toulouse. Les activistes dénonçaient notamment l'impact social et écologique d'Amazon, au détriment des travailleurs locaux.

Lors d'un rassemblement #StopAmazon, ce mardi 4 juillet (via Twitter)


Plusieurs centaines de militants, réunis à l'initiative des associations Amis de la Terre, Action Climat Paris, Action Non Violente COP21 Lille et des groupes se revendiquant des Gilets Jaunes ont bloqués des sites de la multinationale Amazon à Paris, Lille et Toulouse. Deux entrepôts, à Toulouse et Lesquin, non loin de Lille, ont été visés, ainsi que le siège français de l'entreprise américaine, à Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Entre 100 et 240 participants se sont retrouvés, installés devant l'entrée du siège parisien pour en empêcher l'accès de manière non violente. Revendications sociales et environnementales se sont mêlées par l'intermédiaire de slogans et de pancartes : « Stop à l'impunité sociale et environnementale », « Amazon détruit les emplois et le climat — Stop à l'implantation ».

Devant les entrepôts, seules les sorties de marchandises étaient perturbées par les manifestants, qui laissaient les employés et les camions circuler à l'entrée. Entre 70 et 80 manifestants étaient présents sur chacun des deux sites, à Lesquin et Toulouse.
 


Ces actions simultanées entendaient attirer l'attention sur le manque de mesures concrètes au sein du projet de loi sur l'économie circulaire qui doit être présenté par le gouvernement au Conseil des ministres ce mercredi 3 juillet, selon les organisations à l'origine des blocages. « Amazon pollue la planète avec ses marchandises qui viennent de loin, qui sont transportées et donc polluent. Quand Amazon crée un entrepôt avec un millier d’emplois, il en détruit le double, en local », a expliqué un porte-parole d'ANV COP21 auprès de l'AFP.

Des déclarations « incorrectes », selon Amazon

Le géant de la vente en ligne, régulièrement dénoncé par les commerçants locaux comme un des responsables des désertions de centres-villes, a qualifié les accusations d'« incorrectes », dans un communiqué. « Nous payons l’ensemble des impôts requis en France ainsi que dans l’ensemble des pays dans lesquels nous opérons, et supposons que les revendications sont liées aux lois fiscales et non à Amazon. Aujourd’hui, Amazon a annoncé la création de 1 800 nouveaux emplois en CDI dans l’Hexagone en 2019, ce qui fera passer ses effectifs de 7 500 à plus de 9 300 collaborateurs d’ici la fin de l’année. »

Le groupe rappelle aussi avoir fixé un objectif de 50 % des livraisons zéro carbone d’ici 2030, ce qui est loin de convaincre les organisations opposées au géant, lesquelles pointent du doigt les origines lointaines de certains produits proposés dans la boutique.
 


Les associations à l'origine des blocages demandent au gouvernement d'inclure d'autres mesures au sein du projet sur l'économie circulaire, dans une logique de décroissance : ils réclament ainsi un moratoire sur les ouvertures d'entrepôts et de zones commerciales, ainsi que l'abandon des projets d'ouverture d'entrepôts Amazon à Brétigny, Lyon et Metz.
 
Les Gilets Jaunes, eux, complétaient le côté social des revendications : au cours des manifestations de 2018 et de cette année, Amazon était parfois pris pour cible sur le sujet des conditions de travail. Le 1er mai, à Caen, la multinationale avait été pointée du doigt au cours de la manifestation après le décès de David Beaujouan, chauffeur de poids lourds décédé fin avril sur le parking de la plateforme Amazon de Saran, près d'Orléans, d'un malaise cardiaque.

Hasard du calendrier, les opérations #StopAmazon surviennent au lendemain de la clôture des Rencontres nationales de la librairie, à l'occasion desquelles les professionnels de la vente du livre ont à nouveau mis en avant les stratégies commerciales controversées d'Amazon, notamment vis-à-vis du prix unique du livre.




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.