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Suède : accord signé entre les traducteurs et le groupe d'édition Bonnier

Antoine Oury - 25.07.2018

Edition - Les maisons - Suède Bonnier - Bonnier accord traduction - Bonnier traducteurs


L'Union des Écrivains suédoise a annoncé, début juillet, la résolution d'un conflit de longue date entre la profession de traducteur et le groupe d'édition Bonnier. Ce dernier, plus important éditeur du pays, a finalement accepté de signer un modèle de contrat satisfaisant pour les traducteurs, qui menaient depuis plusieurs mois un mouvement de boycott à son encontre.


Bonnier Publishing - Frankfurt Buchmesse 2014
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)



Le contrat type pour les traducteurs, utilisé depuis 2012 par l'ensemble de l'édition suédoise, avait été revu de manière unilatérale par Bonnier en 2017. « L'Union des Écrivains considère que les nouveaux contrats pour les traducteurs que Bonnier Publishing Group a présentés sont décevants. Les clauses de ce contrat sont inéquitables et nous recommandons à tous les traducteurs de ne pas les signer », indiquait à l'époque dans un communiqué commun Gunnar Ardelius, président de l'Union des écrivains suédois, et Peter Samuelsson, à la tête du groupe dédié aux traducteurs.

 

Parmi les clauses du contrat qui posaient problème aux traducteurs, un paiement unique pour toutes les formes d'exploitation de la traduction, du livre audio à l'impression à la demande, la disparition du « dernier mot » des traducteurs sur leur traduction, avant publication, ou encore une durée du contrat de traduction jugée trop longue, avec 30 ans de cession au profit de l'éditeur...

 

Enfin, la rémunération des traducteurs était directement menacée : « Ce nouvel accord sous-entend que nous sommes considérés comme des fournisseurs, et plus comme des auteurs. Pour certains traducteurs, les revenus vont chuter de 15 à 30 % », prédisait Ludvig Berggren, porte-parole de l'Union des écrivains.

 

Un mouvement de boycott du groupe s'était immédiatement mis en place, l'Union des Écrivains recommandant à ses membres et à ceux de la profession de ne pas signer de contrat avec Bonnier et de refuser des collaborations.

 

La stratégie s'est avérée payante, puisque l'Union des Écrivains a annoncé une sortie de conflit, signalée par le CEATL, le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires.

 

 

« L'Union des Écrivains est heureuse d'être parvenue à un nouvel accord autour de la traduction avec le plus grand éditeur suédois, un accord au sein duquel il a été possible de réaffirmer des principes importants pour nous, sur la rémunération ou le droit d'auteur », expliquent Grethe Rottböll, administrateur de l'Union des Écrivains, et Olov Hyllienmark, administrateur de la section des traducteurs, dans un communiqué.

 

Selon le CEATL, ce nouveau contrat comporte une clause de révision après un délai d'un an, mais aussi un seuil de rémunération ou encore des revenus supplémentaires en cas d'exploitations sur de nouveaux formats.




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