Suppression de postes : Chatel ne 'taille pas à la hache'

Clément Solym - 23.09.2011

Edition - Société - Chatel - poste - RGPP


Le ministre de l’Education nationale a défendu jeudi sur France Culture la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui prévoit le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Luc Chatel estime que cette politique est menée avec « discernement » et qu’elle permet de revaloriser les salaires des enseignants, rapporte l’AFP.


« On ne taille pas à la hache partout »


Avec discernement, ce la signifie « qu’on ne taille pas à la hache partout », a précisé le ministre qui rappelle que certains budgets ont été augmenté selon leur « priorité », en citant en exemple l’intégration des enfants handicapés en milieu scolaire ordinaire.
« Depuis 2005, nous avons aug­menté leur nombre de 60 %. Ils sont 213.000 en cette ren­trée. Chaque année, nous ouvrons des classes sup­plé­men­taires, 72 cette année, avec des emplois aidés que nous for­mons de plus en plus. » a ajouté Luc Chatel sur France Culture.
Salaire des enseignants

Pour le ministre, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux permet au gouvernement de « mener (une) politique de redistribution (des économies réalisées) vis-à-vis des salaires pour les enseignants ». Il ajoute que les professeurs en début de carrière ont été augmenté de 10% sur leur salaire il y a un an, alors qu’un professeur agrégé gagne 250 euros net de plus par mois qu’il y a deux ans.

Grève

Ce n’est pas du goût des syndicats et des parents d’élèves qui appellent à une grève mardi pour dénoncer les postes supprimées depuis 2007 au sein de l’Education nationale, alors que Luc Chatel avait annoncé en mai dernier la suppression de 16.000 postes en 2012 dues à la RGPP.