Sylvie Uderzo réagit à la plainte pour violences psychologiques

Julien Helmlinger - 04.12.2013

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Tandis que la bataille juridique familiale se poursuit, que l'avocat d'Albert Uderzo a annoncé ce lundi porter plainte contre la fille du dessinateur d'Astérix et son époux pour violences psychologiques, Sylvie n'a pas tardé à réagir. Elle a assuré ce mercredi que le conflit avec son père n'était « pas une affaire de gros sous ». Sans revenir sur ses accusations de manipulations à l'encontre de son entourage elle a expliqué n'avoir jamais prétendu que son père était sénile, ajoutant : « Les violences psychologiques, je les ai subies en premier ».

 

 

 

 

En apprenant que son père avait porté plainte contre elle et son époux, Sylvie Uderzo a ressenti « un choc terrible ». Alors que les actions en justice se succèdent, elle a expliqué : « Ce n'est pas une affaire de gros sous. Je vis très bien, je n'ai aucun souci d'existence. Je suis juste en train de protéger mes parents des corbeaux qui sont autour d'eux. [...] Quand on a un certain âge, on a le droit d'être manipulé et d'être manipulable. »

 

Alors qu'elle avait porté plainte en septembre contre l'expert-comptable d'Albert Uderzo pour faux témoignage, elle dénonce une équipe de « costumes-cravates » qui chercheraient depuis 2006 à briser l'harmonie de sa vie familiale. Sylvie Uderzo a été remerciée par les éditions Albert René en 2007. Elle estime : « Les violences psychologiques, je les ai subies en premier. J'ai été éjectée d'une façon malpropre. »

 

Le dessinateur d'Astérix, démentant tout état de faiblesse, avait quant à lui annoncé lundi qu'il avait pris la décision d'écarter sa fille de son propre chef, inquiet de la mainmise de son gendre sur la société qui gère les albums conçus après le décès de René Goscinny. Selon le rapport des enquêteurs chargés de vérifier si Albert Uderzo et son épouse avaient subi des abus de faiblesse, aucun élément significatif en attestant n'aurait été relevé.

 

Sur son blog, Sylvie Uderzo se défend, soutenant notamment que sa plainte pour faux témoignage était justifiée. « Au fil des évènements, mes déclarations, mes écrits n'avaient qu'un seul but : protéger mes parents qui ont été instrumentalisés depuis le début. Et c'est bien en réaction au danger potentiel de la démonstration du faux témoignage que l'entourage de mon père a imaginé, hier, cette sinistre mise en scène : l'officialisation à la presse d'une plainte contre nous pour "violences psychologiques"… C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité ! » 

 

Selon elle, il s'agirait d'une opération de communication intégrant les rouages de la justice à son agenda, et destinée à instrumentaliser l'opinion. Soulignant le fait que les termes de la dernière plainte sont graves, elle estime que les bornes ont été dépassées.

 

Elle conclut le billet de son blog en indiquant : « Si nous sommes dans l'œil du cyclone d'une histoire fabriquée de toutes pièces par un entourage toxique, ma sérénité et ma détermination sont intactes. Celle de mon mari également. Je continuerai à vouloir protéger mes parents. J'ai la volonté de réussir à les retrouver le plus vite possible en ayant écarté les imposteurs. »