Table ronde La Charte : les agents littéraires en littérature jeunesse

Clément Solym - 31.08.2016

Edition - Les maisons - agents littéraires auteurs - littérature jeunesse conférence - Charte auteurs illustrateurs


Intermédiaires essentiels dans l’industrie du livre anglo-saxonne, les agents littéraires développent une activité qui reste mal perçue — faute, souvent, d’être bien comprise. À ce titre la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse organisera ce 27 septembre une table ronde pour parler du métier d’agent. Pour les créateurs jeunesse, que peut apporter d’être représenté par un agent auprès d’une maison d’édition ? Est-ce d’ailleurs opportun pour tous ?

 

Hobbit Contract

Henry Burrows, CC BY SA 2.0

 

 

Une auteure, une éditrice et un agent exposeront leurs points sont invités à réagir sur ces questions, opur apporter un autre regard. L’auteur témoignera des avantages, des limites de son choix et des obstacles rencontrés. L’agent pourra expliquer son rôle et le bénéfice que les auteurs peuvent en tirer, ainsi que la manière dont il se rémunère et sa vision de la chaîne du livre. Il sera question avec l’éditrice de mesurer l’étendue de cette pratique aujourd’hui et de la façon dont elle est perçue par la profession.

 

Le choix de cette thématique fait suite à une recrudescence de questionnements des auteurs sur la possibilité de faire appel à un agent pour gérer les négociations de contrats. De plus en plus d’écrivains, usés par les négociations, fatigués des rapports de force avec leurs éditeurs – dès qu’il s’agit de rémunération – sont tentés de confier l’aspect financier et juridique de leur métier à une tierce personne.

 

Dans la tribune « Parole d’auteur de la Charte », Samantha Bailly décrivait récemment comment elle en était arrivée à prendre un agent. Il lui semblait la solution la plus adaptée pour permettre le dialogue et des conditions justes. Sa parole fait écho à la réalité de nombreux auteurs jeunesse.

 

Or, il est très difficile aujourd’hui en France de travailler avec un agent littéraire. La profession fait polémique parce qu’elle bouscule les règles qui lient un auteur et un éditeur. Dans d’autres pays, les agents sont pourtant bien acceptés.

 

Paradoxe de l’Hexagone : si les éditeurs rechignent à discuter avec des agents pour des auteurs français, ils ont néanmoins l’habitude de traiter avec eux lorsqu'il s'agit d’écrivains étrangers. La collaboration est alors admise et ne pose pas question. C'est aussi le cas pour les scénaristes français qui ont des agents pour gérer leurs contrats.

 

Les agents ont donc le sentiment de se heurter à un mur du côté des éditeurs : pour mieux faire connaître et défendre leur profession, onze agents littéraires français ont créé, le 14 mars dernier, un syndicat, l’Alliance des agents littéraires français (AALF). C’est dire si cette question est d’actualité.

 

Les intervenants :

* David Camus, agent chez Anna Jarota

* Marie Pavlenko, romancière

* Eva Grynszpan, directrice de la fiction aux éditions Nathan

 

Modération :

Carole Trebor, auteure, présidente de la Charte

 

Lieu et horaires :

* La table ronde se tiendra le mardi 27 septembre 2016, à l’Hôtel de Massa (38 rue du Faubourg Saint-Jacques, Paris XIVe), de 19h à 21h.

 

* Un petit pot d’accueil sera proposé à partir de 18h30.

 

Inscriptions :

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée à ecrire@la-charte.fr

 

Cette table ronde fera l’objet d’une captation vidéo et sera ultérieurement diffusée en ligne sur le site de la Charte. Cette manifestation a reçu le soutien financier de la SAIF (Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe), de la Copie privée et du ministère de la Culture et de la Communication.