Témoignage d'une jeune stagiaire de l'Education nationale

Clément Solym - 03.11.2010

Edition - Société - témoignage - jeune - prof


On cherche toujours à trouver l’intérêt de la grande réforme des concours d’accès à l’enseignement qui entre petit à petit en application…Si, d’un côté, on va avoir des enseignants de niveau master 2 devant les élèves (ce qui était déjà souvent le cas...), ces nouveaux profs n’ont plus droit à la formation qu’on leur octroyait auparavant afin qu’ils puissent passer eux-mêmes d’élèves à enseignants.

Tant décriés pendant des années, c’étaient les IUFM qui étaient chargés de dispenser des cours de formation pour les enseignants débutants. Une fois le concours passé, qui reste, malgré la réforme, des plus théoriques, l’emploi du temps de l’enseignant se divisait en deux temps : un nombre d’heures à dispenser devant des élèves et des cours reçus à l’IUFM.

En un temps pas si ancien, les nouveaux enseignants n’avaient que six heures à charge devant les classes, le reste du temps était consacré à leur formation. Puis, avant la grande réforme, ces six heures s’étaient changées en neuf. Désormais, selon les académies, on varie entre 15 et 18h, avec, en plus, quelques heures de formation dispensées de façon très irrégulières.


Ce changement de cap a laissé les nouveaux enseignants dans un flou presque total à la rentrée de septembre 2010. Ils sont pourtant très nombreux à se retrouver alors pour la première fois devant une classe.

Et, si chacun trouve en lui l’enseignant qu’il est après plusieurs années de métier, arriver sans aucune formation, sans conseils devant les classes relève d’une profonde incohérence. Il ne faut pas oublier qu’en face, même si nos chères têtes blondes restent des anges pour leurs parents, les élèves, eux, ont bien l’habitude de ce type de situation et ne ratent pas une occasion pour « tester » le ou la nouvelle…

Depuis la rentrée, de nombreux quotidiens sont allés à la rencontre de ces nouveaux profs pour qu’ils puissent faire part publiquement de leur expérience. En voici un exemple : c’est le témoignage d’une certaine Maryline, prof d’anglais dans l’académie de Versailles, recueilli par nos confrères de TF1 News.