Terry Pratchett défend le droit humain à l'euthanasie

Clément Solym - 02.07.2009

Edition - Société - Terry - Pratchett - défense


L'euthanasie... difficile sujet. Le droit de mettre un terme à sa vie... Sorte de suicide, ou de fuite ? Courage suprême, comme le pensaient les Romains ? Pour Terry Pratchett, il s'agit dans tous les cas d'un droit inaliénable de l'être humain que de pouvoir choisir le moment où il souhaite ne plus vivre.

Une phrase qui résonne terriblement, surtout quand on se souvient que l'auteur est atteint de la maladie d'Alzheimer. « C'est d'ailleurs très étrange parce que les gens continuent de me dire qu'il n'y a rien d'anormal avec moi, que je continue d'utiliser des mots longs comme marmelade... Mais ils ne sont pas là quand je dois m'habiller ou qu'il me faut enfiler une chemise et que je dois m'arrêter pour y réfléchir », expliquait-il.

Surtout qu'il vient d'apporter son soutien à un projet de loi examiné par la Chambre des Lords en faveur d'une législation pour le suicide assisté, en Angleterre.

En 2006, rappelle-t-il, un médecin retraité, Anne Turner, a voyagé avec sa fille Bath jusqu'en Suisse pour pratiquer l'euthanasie dans une clinique de Zurich. Et pour Pratchett, aucune loi n'a réellement été violée, apprend-on dans une vidéo publiée par la BBC.

« Je pense qu'il est possible pour quelqu'un en pleine possession de ses facultés, qui est atteinte d'une maladie incurable, de demander la mort plutôt que d'affronter une phase finale insupportable. » Et d'ajouter : « Cela ne me semble pas contrevenir à aucune loi. »

La Chambre ne votera pas la loi avant la semaine prochaine. Et même s'ils n'en rectifient pas un mot, elle n'entrerait pas en vigueur avant l'année prochaine.

Terry, dis, tu penses à quoi, là ?