The Last Lion : Paul Reid achève la biographie de Churchill

Clément Solym - 14.12.2012

Edition - International - The Last Lion - Winston Churchill - William Manchester


Comme le rapporte Reuters, l'écrivain et journaliste Paul Reid vient de publier le troisième volume de la biographie épique laissée inachevée par son défunt ami : l'historien américain William Manchester, disparu en 2004. Intitulé The Last Lion : Winston Spencer Churchill, Defender of the Realm 1940-1965, ce dernier volet clôt  une oeuvre de non moins de 3000 pages au total, dédiées à l'une des plus célèbres figures de l'histoire politique du Royaume-Uni.

 

 

 

 

Les deux premiers volumes de The Last Lion, publiés au cours des années 1980, contiennent plus de 1000 pages chacun. Leurs publications ont été accueillies par un succès à la fois critique et commercial. Mais tandis que William Manchester se trouvait en mauvais état de santé, courant 2003, il confia à Paul Reid la mission de terminer la biographie.

 

Les deux écrivains se sont rencontrés au cours des années 1990, à l'occasion d'une réunion ayant rassemblé les anciens frères d'armes de William Manchester, incorporés au sein de la Marine et rescapés de la Seconde Guerre mondiale. Paul Reid, alors journaliste pour The Palm Beach Post, couvrait l'évènement, et les hommes sont devenus par la suite de proches amis.

 

Lorsque William Manchester décéda en juin 2004, il laissait alors sur les bras de son héritier biographe plus de 5000 pages de notes à déchiffrer. Et ce n'est que près de 30 ans après la première parution que Paul Reid est arrivé au bout de son labeur.

 

Le dernier volume a été publié en version anglaise ce 6 novembre, avec une couverture sur laquelle figurent les noms des deux collaborateurs. Aucune date de parution en version francophone n'a été dévoilée à ce jour.

 

Au sujet du politique haut en couleurs que fut Churchill, Paul Reid a déclaré :  « ll voulait être en tous lieux, tout moment et rien ne se passait bien. Imaginez un homme politique moderne qui jouerait sur le même tableau. [...] Il mettrait son chapeau, monterait à bord de sa voiture blindée et roulerait autour de Londres en pleine Blitzkrieg, ce qui était vraiment imprudent. [...] Churchill était indifférent, mais dans son insouciance, il a inspiré son pays. Je vais m'arrêter là parce que je ne préconise certainement pas l'imprudence. »