The Shining à l'opéra : l'adaptation du roman de Stephen King se joue à guichets fermés

Orianne Vialo - 27.05.2016

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L’adaptation à l’opéra du roman d’horreur The Shining (Shining, l’enfant lumière) écrit par Stephen King et publié pour la première fois en 1977 connaît un véritable succès depuis la première représentation du spectacle, le 7 mai dernier, à St Paul dans le Minnesota (États-Unis). À un tel point que toutes les places pour les représentations de cette pièce ont d’ores et déjà été vendues. 

 

 

Financée à hauteur de 2 millions $ par l’opéra du Minnesota pour dynamiser l’art lyrique avec une infusion d’œuvres contemporaines, cette adaptation du roman a été encensée par la critique. Avec Mark Campbell et Paul Moravec à la production de la pièce, Éric Simonson en tant que metteur en scène et l’une des compagnies d’opéra les plus innovantes du pays, la production ne pouvait qu’aller bon train. (via Slate)

 

Cette performance de deux heures couvre le livre de plus de 600 pages signé de l’auteur prolifique de best-sellers. Le journal Quartz souligne que la pièce suit une histoire très similaire à la version de Stephen King. D’après eux, les metteurs en scène et producteurs ont refusé de modifier le cours de l’histoire et de retirer les principaux moments de l’intrigue, comme Stanley Kubrick a pu le faire lorsqu’il a adapté le roman éponyme au cinéma en 1980.

 

D’après les producteurs, cette pièce est destinée à un public qui ne sait pas qu’il aime l’opéra. « Nous voulons que les gens oublient qu’ils sont à l’opéra », explique Paul Moravec.

 

Une atmosphère oppressante qui contribue à la réussite de la pièce

 

Dans The Shining, il est question d’un homme surnommé Jack Torrance, qui occupe le poste de gardien de l'hôtel Overlook, isolé et perdu dans les montagnes. L’hiver, l’activité de l’établissement cesse. Jack décide alors d’y emménager avec sa femme Wendy et son fils Danny, qui, en raison de ses dons de médium, est extrêmement sensible aux forces surnaturelles qui pullulent dans l’hôtel. Ancien alcoolique, Jack se montre très vulnérable face aux forces surnaturelles qui parviennent à le convaincre que sa compagne et son fils ne sont pas les bienvenus dans l’établissement. Le père de famille essaiera alors par tous les moyens de tuer ses proches. 

 

Les décors recréent l’hôtel Overlook dans sa quasi-intégralité. Le grand escalier, les pièces glissantes vers la scène, les ombres menaçantes des « habitants » — les esprits qui hantent les lieux — de l’hôtel, rien n’est laissé au hasard. La musique, réalisée par Michael Christie, ajoute une ambiance lourde qui contribue à souligner et sublimer les scènes d’horreur et de tension qui se succèdent tout au long de la pièce. (via Minnpost)

 

Dans une vidéo, Mark Campbell explique : « Le roman et le film sont très différents ». D’après lui, le personnage principal de la pièce n’est pas foncièrement mauvais, « il n’a tout simplement pas choisi le bon emploi, et a fini dans une situation qui n’a fait que le séparer de sa famille ». (via Open Culture

 

 

Le roman de Stephen King n'aura pas fait qu'inspirer films et pièces jouées sur scène. En octobre 2010, les propriétaires de L’Hôtel Stanley situé au sein de l'Estes Park dans le Colorado qui a inspiré The Overlook Hotel dans l'ouvrage The Shining, envisagent très sérieusement de devenir un véritable emblème du genre : ils souhaitent transformer une partie de leur bâtisse en musée... de l’horreur.