Théorie du genre : les politiques n'ont pas la 'vérité scientifique'

Clément Solym - 17.09.2011

Edition - Société - deni - réalite - politiques


C’est un collectif de scientifiques qui s’est regroupé, pour contester aux hommes politiques le droit de revendiquer - et moins encore d’imposer - « la vérité scientifique ». Une protestation qui est à mettre en relation avec les débats sur la théorie du genre.

Faut-il donc évoquer dans les manuels scolaires des élèves de 1ère ES et L, le contexte de l’identité sexuelle au travers d’une approche autre que purement biologique ? Et surtout, arriver à définir ladite identité pour ces chères têtes bondes ?

Non, clame ce collectif dans une tribune du Monde.

« Ce n'est pas la première fois que les plus rétrogrades des députés de la majorité se dressent contre la reconnaissance de l'identité de genre dans notre société.

Quatre-vingts députés UMP viennent de demander au gouvernement de retirer les manuels scolaires de sciences de la vie et de la terre (SVT) qui expliquent l'impact du contexte socio-culturel sur l'identité de genre, et les limites du déterminisme chromosomique.
»

Et bilan des courses :

« Notre inquiétude ne porte donc pas seulement sur le genre, ou sur les sciences de la vie et de la terre. Quel que soit notre domaine d'enseignement ou de recherche, il nous importe de rappeler ce qui devrait toujours être une évidence : ce n'est pas aux politiques d'imposer leur vérité au savoir ».

Pointant qu’en février 2005, il était dans les textes de loi d’enseigner les points positifs qu’avait peu avoir la colonisation, il fallait déjà se méfier d’une « intervention partisane dans les programmes ».
Nous sommes bel et bien devant un double déni de réalité : réalités humaines dont témoignent les personnes trans chaque jour ; réalités politiques, qui voient notre société évoluer vers la reconnaissance des droits des personnes trans sans que le droit français suive cette évolution.