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Théorie du genre : un député UMP pointe une dérive sectaire

Clément Solym - 08.09.2011

Edition - Société - théorie - genre - lettre


La mise en application du nouveau programme des Sciences de la Vie et de la Terre au sein de la classe de 1ère a du mal à passer et l’enseignement de la théorie du genre n’en finit plus de créer des remous. Après Christine Boutin, la protestation de 80 députés, c’est à présent un autre membre UMP de l’Assemblé nationale qui décide, cette fois, de saisir la Mission interministérielle de lutte et de vigilance contre les dérives sectaires (Miviludes).


C’est au moyen d’une lettre que le député Jean-Marc Nesme a souhaité faire part de ses inquiétudes face à la pénétration de la théorie du genre dans l’enseignement des SVT au lycée. Selon M. Nesme, « Derrière l'utilisation de l'expression ‘genre’ au lieu du mot ‘sexe’ se cache une idéologie qui cherche à éliminer l'idée que les êtres humains se divisent en deux sexes, c'est-à-dire en deux identités sexuelles distinctes ». Et la Miviludes serait donc tout à fait habilitée à se prononcer sur cette épineuse question.

Le président de cette mission, George Fenech, va donc devoir se pencher sur cet enseignement dénoncé par de nombreuses associations. Pour le député Jean-Marc Nesme, cela ne fait aucun doute : on se trouve en face d’une dérive sectaire qui cherche à imposer une nouvelle donne aux générations montantes, ce qui est d’autant plus dangereux.

Il précise ainsi, au sein de sa lettre, qu’il s’agit, à propos de cette théorie, d’ « une instrumentalisation dont les dérives peuvent être très graves pour la société, le lien et la cohésion sociales notamment pour les jeunes et les adolescents et toutes personnes vulnérables ».