Toronto : les librairies indépendantes dans la tourmente

Clément Solym - 04.01.2012

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Deux des plus vieilles librairies indépendantes de Toronto vont connaître des changements majeurs en 2012, et plutôt pour le pire que pour le meilleur. 

 

La librairie The Book Mark vient d'annoncer dans un communiqué qu'elle fermerait ses portes après 46 ans de bons et loyaux services le 21 janvier prochain, essentiellement à cause d'un loyer devenu hors de prix et de l'impôt foncier élevé.

 

 

 

La propriétaire Sur Houghting a expliqué que la situation devenait insupportable sur le plan financier, bien que la librairie ait réussie à s'adapter à la compétition accrue du secteur depuis l'arrivée de l'ebooks, la politique agressive de certains gros détaillants et les cybermarchands.

 

« Les ebooks ne nous ont pas réellement affecté », explique-t-elle au Globe and Mail, « nous avons des clients fidèles, qui n'aiment pas que lire, mais qui aiment les livres. Et qui aiment venir dans un endroit où ils peuvent parler de livres. »


La librairie Glad Day cherche quant à elle un nouveau propriétaire. L'actuel propriétaire John Scythes espère trouver un acheteur parmi ses clients, sans quoi il ouvrira la vente au grand public.

 

Cette librairie est la plus ancienne de la ville à se consacrer à l'homosexualité. Elle connaît des difficultés financières depuis quasiment le début de sa création il y a 42 ans.

 

Ces dernières années, de nombreuses librairies indépendantes ont fermé leur porte à Toronto, dont Pages, Ballenford Books, David Mirvish Books et McNally Robinson. La librairie Dragon Lady Comics vient également d'annoncer sa fermeture à la fin du mois de janvier pour les mêmes raisons que The Book Mark.