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Toujours dans l'expectative, les salariés de Virgin veulent du mouvement

Antoine Oury - 14.02.2013

Edition - Economie - Virgin Megastore - salariés - administrateur judiciaire


Les salariés de Virgin avaient monté une vaste opération, aussi bien de solidarité que de communication, au sein du magasin des Champs-Elysées fin janvier, et leurs espoirs se tournaient vers l'administrateur judiciaire chargé de convaincre un repreneur pour la chaîne de magasins. Face à la lenteur des procédures, l'intersyndicale annonce un rassemblement devant ses bureaux parisiens pour mettre un coup de pression général.

 


Virgin Mégastore

On ne tourne pas le dos à la revendication

 

 

Le 23 janvier dernier, les salariés du Virgin Megastore des Champs-Elysées avaient pu constater que le monde culturel était parfois réticent à la mobilisation : si quelques soutiens de marque avaient fait le déplacement, un certain sentiment de déception planait tout de même, alors que le compte à rebours se fixait à 4 mois de sursis, sous la houlette d'un administrateur judiciaire : « La priorité de l'administrateur judiciaire, c'est remettre la machine en place avec les distributeurs, et assurer la trésorerie pour les 4 mois. Ensuite, une phase de réflexion, pour déterminer quelle option adopter : le redressement en interne, la cession ou la liquidation » expliquait alors à ActuaLitté Guy Olharan, secrétaire du comité d'entreprise.

 

Las, les salariés ont découvert à l'occasion d'une rencontre avec Walter Butler, PDG de Butler Capital Partners, le principal actionnaire de l'entreprise, que celui-ci n'avait toujours pas rencontré ce même administrateur judiciaire. Par ailleurs, à cette occasion, les salariés ont pu avancer leurs exigences, dans le cas de licenciements consécutifs à un redressement judiciaire : « 11 mois de congés de reclassement, un doublement des indemnités conventionnelles légales de licenciement avec un minimum de 2000 €, et une indemnité supra-légale de 4135 € » annonce le communiqué.

 

Lequel ajoute qu'aucun accord n'a été conclu entre les salariés et Walter Butler. Face à l'impasse, les salariés se tournent alors vers l'administrateur judiciaire, vraisemblablement pour réclamer un peu plus de dynamisme dans les négociations : un rassemblement est prévu ce vendredi 15 février à 11 heures devant les bureaux de Gérard Philippot, tandis qu'un nouvelle assemblée générale aura lieue à la fin du journée.