Toulouse : les bibliothèques en grève “pour dire non à la censure”

Antoine Oury - 03.03.2020

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Les syndicats CGT et SUD annoncent dans un communiqué, suite à une assemblée générale organisée ce jeudi 27 février, une journée de grève des agents, rassemblés devant la mairie de Toulouse, le 11 mars prochain. Ils manifesteront pour protester contre l'annulation de la venue de la journaliste Rokhaya Diallo, qui devait s'exprimer ce jour dans la médiathèque Grand M de Toulouse.

Capitole, Toulouse
(photo d'illustration, avilasal, CC BY 2.0)


L'annulation de la venue de Rokhaya Diallo à Toulouse, invitée par la médiathèque Grand M, agite depuis quelques semaines le réseau des bibliothèques de la ville. Si la mairie signale une « erreur administrative », avec une programmation non conforme à la procédure habituelle, l'intersyndicale et une partie des personnels dénoncent un cas de censure.

« Pour nous agents du service ces faits sont extrêmement graves, nous affirmons qu’à aucun moment les collègues ne se sont écartés des règles qui régissent la programmation culturelle du service. La venue de Rokhaya Diallo avait été discutée et décidée dans le cadre des partenariats (association, préfecture, lycée...) du Contrat de ville », indique l'intersyndicale dans un communiqué.

L'assemblée générale du 27 février dernier aura vu les agents réunis s'accorder sur plusieurs points, notamment la demande d'activation de la « protection fonctionnelle pour les agents mis en cause dans le cadre de leurs fonctions », « la possibilité d'un recours juridique pour diffamation » à l'encontre du maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, pour les réponses qu'il a apportées aux questions sur l'annulation, ou encore la non-participation au projet d’établissement.
 
Par ailleurs, le 11 mars prochain, date à laquelle Rokhaya Diallo devait intervenir avant l'annulation de sa venue, les agents en grève se retrouveront devant le Capitole, à Toulouse, pour manifester, indiquent les syndicats CGT et SUD.


Commentaires
apparemment, ils contestent une décision régulière qui ne leur appartient pas, et qui n'agit en rien sur leurs conditions de travail.



Aussi, l'arrêt de travail ne paraît pas avoir de justification qui en feraient une grève selon le droit du travail. On ne peut pas compter sur Actualitté pour s'en assurer.



Espérons que si c'est un mouvement sauvage, abusif, accompagné de ruptures de la neutralité, des sanctions pour faute lourde seront prises. La simple expression 'censure' est évidemment abusive, incandescente, et un manquement à la modération des propos qui s'impose à tout agent.
On ne comprend pas bien de quoi vous accusez les agents : de contester ?

Leur refusez vous aussi le droit de grève ?

Étant apparemment diffamés, voire calomnié, ce qui sont des délits pénaux je vous signale, uniquement pour justifier l'annulation d'un événement régulièrement organisé par eux dans le cadre de leur mission de service public, vous leur refusez aussi la protection fonctionnelle ?

Militeriez vous en fait pour la suppression de tout statut et de toute mission rigoureusement réalisée (avec un cahier des charges, des règles, etc) pour lui substituer la simple assignation des agents de service public à des objectifs purement politiques ? Leur soumission totale ? On a vu ce que cette logique avait pu produire d'implacable sous les nazis, ça la marchait comme ça...
La grève, Monsieur, est un droit, rien d'autre à ajouter.
Les employés de la bibliothèque de Toulouse ont toujours été très sensibles à leurs "droits". S'ils ont une municipalité à leur goût ils se tiendront tranquilles d'où leur activisme actuellement. Ils (ou elles) bénéficient pourtant de conditions de travail et de temps annuel d'activité qu'on ne peut comparer dans cette branche qu'aux bibliothèques littéraires de deux grandes universités du sud.

Beau combat en vérité!
Ces deux messages fielleux sentent si bon l'enssib. Les cadres des bibliothèques françaises sont à la ramasse, comme toujours, et se soucient plus d'être de bons valets des élus que de leurs responsabilités publiques. Si le maire avait été RN...

Contre la censure politique, avec les agents du service public.
Merci Bob et bravo pour votre réponse pertinente aux deux messages fielleux à l'égard des personnels des bibliothèques ! Oui ça sent l'ENSSIB et son formatage des "cadres" des bibliothèques... Meilleures salutations à vous Bob. Marc, magasinier des bibliothèques au Muséum, 35 ans de boulot, des tonnes de bouquins dans le dos et 1600€ net ...
Rokhaya Diallo est une militante politique très controversée et très procédurière. Il n'y a pas de raison de lui donner une tribune politique dans une bibliothèque publique, surtout si ses propos ne souffriront d'aucun débat ni contradiction. Il y a plein d'associations, de partis politiques, de réunions syndicales pour la tenue de telles réunions. La "censure" n'est qu'un foireux prétexte: les bibliothécaires toulousains craignent pour leur liberté de faire de la propagande en paix et aux frais de l'impôt. La notion de pluralisme, pourtant au cœur de l'activité de bibliothécaire avec celle de curiosité, n'a visiblement pas du tout été intégrée par tout un pan de la profession, arc-boutée dans son idéologie bornée, sa volonté de convaincre, ou plutôt d'imposer, et son gauchisme puéril.
Merci à Marius Escartefigues
À la Bibliothèque de Toulouse soit on prend sa carte à Sud ou la CGT, soit on se barre. Les meilleurs éléments partent les uns après les autres depuis des années sous des sphères plus respirables pour exercer leur métier dans la sérénité, en dehors de la tutelle des syndicats. C’est tellement connu dans le métier depuis des années que presque aucun conservateur ne candidate chaque fois que le poste de direction se libère.
Toi qui semble ou aurait voulu être employé des bibliothèques de Toulouse, je t’invite à visionner le duo en roue libre du 4 mai 18 entre Fatiha Agag-Boudjahlat et Christelle Di Pietro alors directrice des bib. de Rouen. La venue de Rokhaya Diallo avait été discutée et décidée dans le cadre des partenariats (association, préfecture, lycée...) du Contrat de ville. Pas 2 poids 2 mesures, pas de censure.
Merci pour ces dernières informations
En réponse à Vernon Sullivan : Connaissant bien le réseau de lecture publique toulousain, j'ai pu constater le grand professionnalisme des équipes, des conservateurs aux adjoints du patrimoine, leur effort constant en faveur de l'accès à la culture pour tous, leur volonté d'accueillir tous les publics, tout en maintenant un haut niveau de service, dimanche compris ! Certains sont partis, oui, mais pas plus que dans d'autres structures. Et les retours positifs du public et la fréquentation élevée constituent une vraie reconnaissance.





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