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Toulouse : situation tendue entre Rokhaya Diallo, la mairie et les bibliothécaires

Antoine Oury - 26.02.2020

Edition - Bibliothèques - toulouse censure - Rokhaya Diallo - toulouse mediatheque


L'annulation soudaine d'une invitation de la journaliste et militante Rokhaya Diallo par la médiathèque Grand M, à Toulouse, oppose une partie du personnel et l'intersyndicale à la direction du réseau et à la municipalité. Les premiers dénoncent un cas de censure, les seconds une erreur administrative commise par la directrice de la médiathèque. À l'approche des municipales, la situation semble très tendue...

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Rokhaya Diallo, en 2018
(Deutsche Welle, CC BY-NC 2.0)
 

Rokhaya Diallo a réagi : son avocate, Me Solange Siyapdje, a adressé une lettre de mise en demeure au maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, pour obtenir des explications quant à l'annulation de sa venue, le 11 mars prochain, à la médiathèque Grand M. « La tenue de cette manifestation était sans ambiguïté, puisqu’elle figurait déjà dans les colonnes de la revue Manifestas, magazine bimestriel des animations du réseau, forcée brusquement d’interrompre ses impressions afin d’en supprimer la mention », indique ce courrier, cité par La Dépêche du Midi.

« Ces éléments sont propres à semer le doute dans l’esprit de ma cliente, qui, si elle est disposée à accepter l’annulation de l’une de ses interventions pour des raisons légales et justifiées, ne manquera pas de contester toute censure fondée sur ses convictions. Par conséquent, [...] nous vous demandons de nous fournir, sous huitaine, tout élément utile établissant le non-respect par la Médiathèque Grand M, de la procédure de validation de l’événement [...] et justifiant sa déprogrammation et l’absence de disponibilité dans les plannings de vos Bibliothèques », souligne encore le courrier de mise en demeure.

Contactée, la mairie de Toulouse nous avait expliqué que l'annulation de la venue de Rokhaya Diallo s'expliquait par un problème administratif. « La personne qui a organisé cette rencontre n'a pas déposé le dossier d'invitation ni dans les formes ni dans les temps, l'annulation a donc été immédiate », indiquait l'administration. À l'inverse, l'intersyndicale des bibliothèques de Toulouse mettait en cause le maire, mais aussi la directrice du réseau des bibliothèques, Christelle Di Pietro.
 

Une réponse juridique au maire


Les différentes parties se renvoient la responsabilité, donc, mais l'intersyndicale ne souhaite pas en rester là : « Le maire met directement en cause la directrice du Grand M, en disant qu'elle n'a pas saisi la commission chargée de valider la programmation, commission qui n'a jamais existé au demeurant », nous explique-t-on. « Aussi, nous n'écartons pas la possibilité de déposer une plainte en diffamation contre le maire : si des agents ont commis des fautes, il y a des voies disciplinaires à suivre, pour que les agents se défendent, sans passer directement par voie de presse. »

L'intersyndicale et une partie des personnels de la médiathèque dénoncent, outre « la censure » déjà évoquée depuis plusieurs jours, « une négation complète, de ce cas de censure et de la chaine constituée par l'équipe de la médiathèque à l'origine de la programmation », explique Fabrice Rastoul, délégué CGT des bibliothèques. À ce titre, le chantier d'un projet d'établissement semble difficile, « dans une situation aussi tendue ».
 
Une assemblée générale, organisée ce jeudi 27 février, devrait permettre à l'intersyndicale de définir les actions à venir, sur le plan juridique, donc, mais aussi dans la possibilité d'un débrayage du personnel le 11 mars, date à laquelle Rokhaya Diallo aurait dû venir à Toulouse.

Selon nos informations, l'Association des Bibliothécaires de France devrait prochainement publier un communiqué sur la situation à Toulouse, afin de faire état de la position de l'organisation et des représentants de la profession.
 

Mise à jour 27/02 :


Alice Bernard, présidente de l'ABF, nous précise que le communiqué de l'organisation ne portera pas spécifiquement sur la situation à Toulouse mais sur la censure qui touche les bibliothèques de manière générale.


Commentaires
Vous verrez qu'au bout du compte, Rokhaya Diallo sera invitée à s'exprimer dans un espace public. L'essentiel, c'est que sa parole soit libre et audible par celles et ceux qui veulent l'entendre. Amen
Cette parleuse aux convictions racistes (sous couvert d'antiracisme), semeuse de haine et de discorde, n'a rien à faire dans l'espace public. Par contre, accueillons, bras et cœurs ouverts, celles et ceux qui se font les porte-paroles de la paix et de la fraternité entre tous !
De quoi avez-vous peur ? Toute parole est bonne à prendre. C'est à celles et ceux qui la reçoivent de savoir trier le bon grain de l'ivraie. Une parole muselée est toujours une bombe à retardement. C'est l'absence de parole libre qui laisse la place aux grands discours et prépare la guerre, l'Histoire ne cesse de nous l'apprendre.
Toute parole est bonne à prendre ??? La parole hitlérienne était bonne à prendre ?? Dites cela à celles et ceux dont la famille a été exterminée dans les camps de concentration !! Et -tuer les mécréants - la parole des terroristes assassins de Daesh et clique, bonne aussi à prendre ?? Quant à Diallo, elle pourrait peut-être vomir sa haine , son ignorance de l'histoire coloniale et ses complexes contre les négriers musulmans Par leur ampleur et leur durée - du VIIe au XXe siècle -, les « traites orientales » organisées par les négriers musulmans constituent sans doute, d'un point de vue quantitatif, la plus importante des trois traites négrières de l'histoire. Le sujet pourtant reste aujourd'hui encore en partie tabou.
Hallucinant, j'étais sûr que vous tomberiez dans le panneau et que vous saisiriez la perche du nazisme. Pitoyable. Vous ne comprenez rien. Le nazisme c'est pas la parole libre, c'est l'inverse, c'est les grands discours imposés, comme à la messe, les sermons, le prêche, les discours politiques, la déclamation, un seul être harangue la foule et l'hypnotise. Vous confondez l'excitation des foules et la parole libre d'un individu qui veut échanger avec les autres. Pathétique.
même pas zemmour bourré serait capable de donner un discours si maladroit pour répandre sa mauvaise foi... entraînez-vous un peu avant prendre le clavier. Vos "négriers musulmans" vendaient ses produits a vos arrière grand parents peut-être, de la même façon que l'air frais que vous donnez au FN vient de l'effort des couches précaires.
Racialistes, décolonialistes, indigénistes... ils sont ceux qui veulent déconstruire la France. Dans leur ouvrage "Français malgré eux", Anne-Sophie Nogaret et Sami Biasoni remontent aux origines de l'idéologie racialiste derrière laquelle affleure de plus en plus nettement la rancœur et même la haine. Pour les Houria Bouteldja et autre Rokhaya Diallo, la France est irréductiblement colonialiste, l'Etat français structurellement raciste et sa dette envers les descendants d'esclaves ou de colonisés, inextinguible. Le livre "Français malgré eux" analyse trés bien le séparatisme que véhiculent ses activistes dangereux qui sont un des poissons du communautarisme.
On peut aussi vouloir n'appartenir à aucun de ces deux camps grégaires et belliqueux et regarder le monde tel qu'il est et non tel qu'il voudrait être ou regrette de ne plus être, non ?
Renvoyez dos a dos les Houria Bouteldja et autre Rokhaya Diallo a Sophie Nogaret et Sami Biasoni auteur du livre "Français malgré eux".

C'est comme renvoyez dos a dos les nazis et les résistants et dirent que ils sont pareils.

Anne-Sophie Nogaret est professeur de philosophie. Elle a publié Du mammouth au Titanic (L'Artilleur, 2017). Sami Biasoni est diplômé de l'Ecole normale supérieure, professeur chargé de cours à l'ESSEC et publie régulièrement dans la presse nationale.
Je me mettrais pas dans la même case Diallo et BOuteldja. Autant les propos de la 2e sont largement critiquables et gouvernés par des questions de posture autant Diallo amène des choses intéressantes. Par ailleurs L'Artilleur est une maison d'édition très à droite voir à l'extrême droite. Il suffit de regarder leur catalogue
Ne connaissant pas R. Diallo je suis étonnée que l'on puisse la qualifier de "raciste sous couvert d'anti-racisme". Il faudrait l'écouter ou la lire pour un commencement d'opinion. Et je dénie à quiconque le droit de penser à ma place, pire, de "trancher". Ayant acquis et lu des extraits de "Mein Kampf", je me suis demandée comment, à l'époque, cela pouvait être "perçu", tant[ la majorité de ] ces extraits pouvaient être qualifiés d'anodins.Bref faut-il que notre société soit devenue "grégarisante" (j'invente) pour qu'une parole individuelle soit suspectée de dangerosité.
Et évidemment, cela n'a rien à voir avec le fait que Mme Di Pietro soit amie avec Anne-Sophie Chazaud et d'ailleurs qu'elle l'ait défendue lorsque Mme Chazaud avait proféré certains propos sur Facebook : https://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2017/04/06/polemique-facebook-bibliothecaires-redactrice-chef-bulletin
Il est dommage que Rokhaya Diallo ne puisse pas s'exprimer. Je la combat et je la combattrais toujours, mais ce n'est pas une raison pour faire contre elle, ce qu' elle et ses amis font à leur contradicteurs : Les empêcher de parler. D'autant plus que, je suis persuadé que plus de gens écouterons ses délires racialistes et plus ils en viendront à la conclusion qui, seule, s'impose : La pauvre est complètement givrée !
Voilà qui est bien dit. Quant à koyinski et rez, ils ont bu ou quoi ?? grin
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