Tout et plus encore, de Foster Wallace, le gai savoir

Clément Solym - 04.05.2011

Edition - Les maisons - tout - plus - encore


Thomas Chaumont a traduit Everything and More (2003) de David Foster Wallace, romancier que vous connaissez (notre actualitté) : Tout et plus encore, une histoire compacte de l'infini (Ollendorff et Desseins, 2011)

Tout et plus encore est « un livre d’histoire des maths, écrit par un brillant auteur de fiction », a déclaré Thomas Chaumont.(http://www.toutetplusencore.fr/tc.php)

Wallace a inventé la mention « SVI » (si ça vous intéresse), qui autorise le lecteur à ne pas lire certaines pages ! Il recourait à des situations courantes pour rendre accessibles des notions abstraites : « il est possible de rendre belles les mathématiques ».

Il comparait ainsi les « maths du transfini à un arbre, avec ses racines dans les antiques paradoxes. » Ces comparaisons permettaient aussi de rendre l'abstraction moins anxiogène : pour Cantor, « la peur de l'infini est une forme de myopie qui détruit toute possibilité de voir l'infini réel ! »

Wallace évoque les tourments de Gödel, créateur de la théorie des énoncés indécidables, et de Cantor, qui étudia le concept d'infini : « Gödel et Cantor sont morts tous les deux enfermés, nous léguant un monde sans circonférence finie. Un monde qui tourne, désormais, dans un nouveau genre de guide formel. Les mathématiques, elles, continuent à sortir du lit. »

La mathématicienne Cristelle Barillon a souligné que « la résolution du paradoxe de Zénon, la construction des réels par Cantor et les énoncés des axiomes de Zermelo-Fraenkel » manquaient d'exactitude. Mais ce livre est avant tout une porte ouverte sur les mathématiques.