African Law Library : le droit africain débarque sur les réseaux sociaux

Julie Torterolo - 28.09.2015

Edition - International - African Law Library - réseaux sociaux - Fondation de l’innovation africaine


Depuis 2012 et créée par la Fondation de l’Innovation Africaine (AIF), la plateforme numérique African Law Library (ALL) rassemble un grand nombre de ressources juridiques sur le droit africain. Depuis ses débuts, son but principal est de couvrir tous les aspects du droit en Afrique recouvrant la sphère nationale et locale, et ce gratuitement. Aujourd’hui, fière de son succès, la fondation a annoncé le lancement de l’African Law Library sur les réseaux sociaux. Avec comme espoir : diffuser la connaissance à grande échelle. 

 

 

 

La fondation de l’innovation africaine (AIF) a annoncé, aujourd’hui, vouloir étendre sa bibliothèque numérique juridique dénommée African Law Library sur les réseaux sociaux. Cette bibliothèque juridique en ligne propose, à qui en a besoin, un large panel d’écrits, textes législatifs et toutes autres ressources juridiques concernant le droit africain.

 

« Elle répond à un besoin de justice et d’équité en matière de droit et offre à tous ceux qui sont confrontés à des questions de droit la possibilité d’acquérir l’information adéquate. Elle vise également à renforcer le programme d’intégration juridique du continent et à rendre réelle l’avancée vers une croissance durable », avait alors annoncé la fondation lors de la création de la plateforme en 2012. La bibliothèque en ligne, gratuite, rassemble ainsi plus de 100.000 documents et plus de 31 revues juridiques. La plateforme serait la principale source d’informations juridiques en Afrique. 

 

Capture d'écran du moteur de recherche de l'African Law Library 

 

 

Mais l'AIF ne compte pas s’arrêter là. Depuis son arrivée sur les réseaux sociaux en 2014, la fondation explique « avoir connu une croissance rapide de plus de 100 % ». L’association ne manque pas de rajouter qu’aujourd’hui plus de 26,5 % d’Africains ont accès à Internet. 120 millions seraient également inscrits sur Facebook et 22, 752 millions sur Twitter. Permettre l’arrivée de l'African Law Library sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) allait donc de soit pour l’AIF, et permettrait de pair une plus grande diffusion de la connaissance dans tout le continent Africain. 

 

« Nous sommes convaincus que des communications adaptées aux besoins sont une condition sine qua non de développement durable dont l’AIF cherche à faire son objectif et nous considérons Facebook et Twitter comme des outils de conversation essentiels pour la promotion de la législation et de la gouvernance en Afrique. Dans le sillage du lancement de cette bibliothèque électronique, l’AIF utilisera aussi des nouvelles connexions de médias sociaux pour son Social Impact Program for Angola (SIPA, ou Program d’Impact Social pour l’Angola) », explique dans un communiqué de presse, Élodie de Warlincourt, directrice générale de la Fondation.

 

« Nous avons hâte de lire les commentaires de notre communauté d’utilisateurs, de connaître votre avis et de partager vos opinions ainsi que vos perspectives au travers de nos discussions et de nos conversations en direct. Notre stratégie consiste à aller au-delà du modèle classique de transmission d’informations au profit d’un réseau d’échange vivant », a également déclaré Sophie Bussmann-Kemdjo, directrice de programme d’ALL.