Toute la vérité sur Elizabeth Jolley : l'Australie abasourdie

Cécile Mazin - 29.10.2013

Edition - International - Elizabeth Jolley - Australie - révélations


La romancière Elizabeth Jolley s'est installée en Australie vers 1960, avec son mari et ses trois enfants. Néée dans une famille « à moitié anglaise et aux trois quarts viennoise », elle a cultivé un certain secret autour de sa vie. Mais des lettres d'amour récemment présentées au public dévoilent les échanges entre elle et son futur mari. 

 

 

 

 

En 1946, enceinte, Monica Knight, qui n'était pas encore Elizabeth Jolley, écrivait à son mari combien sa grossesse l'obsédait. Elle évoque cet homme comme « mon amant et mon maître », désireuse de le retrouver, à tout prix. C'est en 1959 qu'ils se retrouveront en Australie pour vivre leur existence ensemble. 

 

La publication de certaines lettres a été autorisée par l'exécuteur littéraire de Jolley, Caroline Lurie. C'est à la bibliothèque Mitchell que tous les documents sont conservés, et en vertu d'un accord conclu en 1997, la correspondance était sous embargo durant dix années après la mort de l'auteure, et son journal personnel jusqu'en 2027, ou tant que ses enfants sont encore vivants. 

 

Susan Swingler a été autorisée, pour la rédaction de son livre, à lire les lettres, mais pas à les citer dans le projet éditorial, The House of Fiction. Or, Susan avait pour nom de jeune femme... Jolley. Elle est la fille de la romancière, et ne reproduit dans son livre que des lettres supposément écrites par sa mère. 

 

Or, son ouvrage comprend surtout un éclairage sur la vie de son père, qui aurait trompé sa famille. En effet, engagé avec Joyce Hancock en 1942, il a rapidement instauré une relation avec Elizabeth, Susan est née en 1946, à cinq semaines d'intervalles de sa demie-soeur, Sarah, fille de Joyce. C'est cette histoire que raconte la fille de la romancière, et qui sidère l'Australie aujourd'hui. Et les parents de Leonard n'ont jamais su que leur fils avait divorcé de Joyce...

 

Parmi les livres de Jolley, Foxybaby, l'histoire d'une cure d'amaigrissement et d'un stage culturel, drôle et subtile, traduit par Geneviève Doze. Au cours de sa vie, elle a remporté tous les grands prix littéraires australiens, et plusieurs grands prix internationaux. 

 

via The Conversation