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Trafic d'organes dénoncé par Del Ponte: la Serbie enquête

Clément Solym - 15.04.2008

Edition - Société - trafic - organes - Caccia


Caccia, (La Chasse), livre de Carla Del Ponte a provoqué la déflagration escomptée : la Serbie a demandé au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie que soit ouverte au plus tôt une enquête sur les accusations portées dans le livre.

Dusan Ignjatovic, responsable serbe de la coopération avec le tribunal de La Haye souhaite que la vérité éclate sur cette sordide histoire, et demande que la précédente enquête « soit rouverte immédiatement et qu'elle soit menée jusqu'au bout ». Et en cas de défection du TPI, Dusan précise que la Serbie s'en chargera, après obtention des informations en sa possession.

Du côté kosovar, la ministre de la Justice, Nekibe Kelmendi, a fait entendre un tout autre son de cloche : « Si elle était au courant de ces événements, elle devrait être inculpée de retenue de preuves et de dissimulation de ces crimes », déclare-t-elle depuis Pristina. Le pays qui a récemment affirmé son indépendance avait d'ailleurs suscité une vive réaction de Soljenitsyne. Début avril, le TPI avait d'ailleurs acquitté l'ex-premier ministre kosovar, Ramush Haradinaj, accusé d'avoir torturé et exécuté des civils serbes.

Le livre de Mme Del Ponte met en cause, notamment, Hashim Thaçi, actuel Premier ministre du pays. Pour l'heure, Carla Del Ponte n'est pas encore intervenue. On rappellera que la Suisse l'avait fissa renvoyée à Buenos Aires, empêchant la promotion de son livre à Milan estimant que « la présence de Carla Del Ponte à Milan, liée à la promotion de son livre, n'est pas compatible avec ses activités actuelles d'ambassadrice en Argentine ».