Travail dominical en bibliothèque : poursuite du mouvement

Clément Solym - 22.10.2010

Edition - Bibliothèques - bibliothèque - prime - travail


Plutôt que de reconduire des préavis de grève d'une semaine sur l'autre, l'intersyndicale qui depuis huit semaines s'oppose à la Ville de Paris a décidé de mettre les bouchées triples.

En effet, pour mémoire, il s'agit toujours de cette tension autour de la prime de travail dominicale, que les personnels souhaiteraient voir réévaluée à 100 € net, au lieu des 75 € nets que propose la mairie.

Et pour faire valoir leur mécontentement dans cette histoire, les trois bibliothèques et médiathèques François Truffaut (Ier), Marguerite Yourcenar (XVe) et de la toute nouvelle médiathèque Marguerite Duras (XXe), ont amorcé une grève depuis maintenant huit semaines.


Le Supap-FSU qui mène la danse des communiqués depuis le commencement de ce mouvement social explique que la situation n'a jamais évolué. « On rencontre la direction des affaires culturelles (DAC) toutes les semaines dans le cadre des préavis, mais tout est bloqué », signale le syndicat.

Pourtant, Christophe Girard, leur interlocuteur dans cette histoire ne semble pas partager leur point de vue. Selon lui, la Ville de Paris avait proposé de doubler la fameuse prime dominicale, soit un 84 € brut, pour 6 heures de travail effectif le dimanche. Une offre que les personnels auraient dû accepter, en ce qu'elle « paraît être une proposition respectueuse. C'est injuste pour les usagers de ces bibliothèques », selon M. Girard.

Cette offre date cependant de la fin août, comme nous l'avions dévoilé, et l'adjoint au maire de Paris chargé de la Culture, avait bien insisté sur son offre. Cela équivalait à un passage de « 75 euros bruts à 75 euros nets, ce qui équivaut à une progression d'environ 16 %, effort budgétaire très important dans le contexte que nous connaissons ».