Travailler avec Amazon, passible de procès pour une université américaine

Antoine Oury - 31.03.2015

Edition - Justice - université de Purdue - Amazon boutique manuels - partenariat contrat


L'université de Purdue, dans l'Indiana, fait partie des quelques établissements de l'enseignement supérieur, aux États-Unis, à avoir tenté une aventure avec Amazon. Dans le circuit traditionnel, les universités disposent généralement d'une boutique affiliée, parfois à des éditeurs, où les étudiants peuvent acheter — et éventuellement revendre — leurs manuels. Le contrat avec Amazon permettait aux étudiants de retirer facilement leurs achats dans des casiers dédiés.

 


Amazon Locker

Des casiers Amazon (photo d'illustration, othree, CC BY 2.0)

 

 

Évidemment, l'arrivée d'Amazon sur le campus, à l'aide de ses fameux casiers, n'a pas fait que des heureux. L'Association nationale des boutiques d'université (National Association of College Stores, NACS) a ainsi demandé à l'université de révéler les conditions de son partenariat avec Amazon.

 

Le contrat signé avec la firme est couvert par le secret commercial, a priori : en février, alors que trois partenariats entre universités et Amazon étaient bel et bien actés, le Wall Street Journal avait révélé qu'Amazon paierait au minimum 1,45 million $ sur 3 ans à l'une des universités partenaires, et 1,7 million $ sur quatre ans à une autre, en guise de droit d'entrée. Sans plus de précisions, toutefois.

 

Le NACS a obtenu une version du contrat auprès de l'université, mais elle comportait de nombreux passages manquants, couverts par le secret des affaires. L'association persiste, et a signé une action en justice pour obtenir les fameux documents. L'association assure que de tels documents avaient pu être obtenus en 2011, auprès de l'université de Californie, à Davis.


Mais, comme le rappelle Ink, Bits & Pixels, il ne s'agissait là que d'un contrat d'affiliation, et rien ne dit que le juge y verra les mêmes obligations de transparence.