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Trierweiler réclame 85.000 € : diffamation et atteinte à la vie privée

Clément Solym - 09.11.2012

Edition - Justice - Valérie Trierweiler - diffamation - atteinte à la vie privée


La Frondeuse, biographie de Valérie Trierweiler, publiée aux éditions du Moment par Christophe Jakubyszyn, directeur adjoint en charge du service politique de TF1-LCI, et Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, énerve la non-Première Dame. En effet, son avocate, Me Frédérique Giffard a réclamé 85.000 € pour le préjudice que représente le livre. 

 

 

 

 

La somme est bien pensée : 40.000 € pour l'atteinte à la vie privée et 40.000 de mieux pour la diffamation. Les 5000 euros restants représentent les frais de justice, pour la procédure. Citée par l'AFP, l'avocate faisait état en octobre dernier du « caractère des propos sous forme d'affirmations des auteurs, adossés à des rumeurs non avérées et malveillantes visant à salir sa personne et ses proches, [qui avaient] conduit Mme Valérie Trierweiler à prendre cette décision ». 

 

En effet, non seulement l'ouvrage contiendrait des entretiens faussement revendiqués comme exclusifs avec la compagne du président de la République, mais surtout, plusieurs confidences d'anonymes sur sa vie sentimentale seraient étalées, sans vergogne. 

 

Le procès, prévu pour le 10 décembre devant la 17e chambre du tribunal de Grande Instance de Paris, mettra également en cause l'éditeur et directeur de la maison, Yves Derai. Alix Bouilhaguet n'en avait pourtant pas démordu : « S'il faut apporter les preuves, on les apportera. Nous avons des témoignages », précisait-elle en octobre. 

 

« Nous la connaissions suffisamment pour nous dire que ça n'allait pas être évident pour elle. C'est une femme complexe, qui a des qualités, mais qui est très seule à l'Élysée, y compris vis-à-vis des hommes du président, pour qui elle est une source de nuisance ou un problème. Nous soutenons son combat de femme indépendante », rapporte l'agence Reuters. 

 

« C'est normal qu'elle porte plainte à partir du moment où il y a atteinte à la vie privée et où des rumeurs sont colportées comme des faits », commentait Harlem Désir, alors futur grand patron du parti socialiste. C'est que même la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris, Rachida Dati, avait apporté son soutien à Valérie Trierweiler...

 

L'éditeur n'était pas joignable pour commenter cette information. L'ouvrage s'est pour l'heure écoulé à près de 17.000 exemplaires.