Trois ans de prison pour un écrivain écologiste défenseur du Tibet

Clément Solym - 22.11.2008

Edition - Justice - prison - écrivain - chinois


Chen Daojun a été condamné après un procès d'un peu plus de 30 minutes qui s'est déroulé vendredi à Chengdu, la capitale du Sichuan. Écrivain, journaliste, il avait eu le mauvais goût de protester contre une centrale électrique dans le Sud-Ouest de la Chine, et a écopé de trois ans de prison. Il est reconnu coupable d'avoir subverti le pouvoir de l'État, à travers trois articles qui ont été présentés au tribunal, preuves irréfutables qu'il attaquait le parti communiste.

Aux dires de son avocat, ses articles n'étaient que des critiques, tout au plus et nullement des subversions, mais la réalité est à saisir ailleurs : l'organisme Chinese Human Rights Defenders, explique que Chen a pris parti pour le Tibet en mars dernier soufflant que ce soulèvement des Tibétains avait contribué à sa condamnation. On a également évoqué durant son procès une incitation à la sécession, rapporte l'AFP.

La demande d'appel que l'homme de 40 ans ans a formulée est restée sans réponse. Lui qui avait pris part à une manifestation de 200 personnes, revendiquant que l'usine pétrochimique qui doit se construire pourrait gravement polluer l'eau et l'air, notamment à cause de rejets d'éthylène, n'ignore pas que c'est cet élément qui a encouragé sa condamnation.

Le PEN, organisme international travaillant à la liberté des écrivains à travers le monde s'est révolté suite à cette décision, appelant à sa libération immédiate.