Au cœur de l’été : trois librairies, trois destins

Julie Torterolo - 04.09.2015

Edition - Librairies - Fnac Cannes - librarie Camponovo - Payot


De la Suisse à Besançon, les bibliothèques n’ont pas toutes passées leur été de la même manière. Entre la Fnac dépouillée à Cannes, une librairie bisontine reconvertie en enseigne de prêt-à-porter, et les librairies Payot qui ont souffert de la canicule en Suisse : rien ne va plus.

 

Sun tanning and reading a book

Marjan Lazarevski, CC BY-ND 2.0

 

La Fnac cannoise dévalisée

 

Mercredi, la Une de Nice-matin annonçait la nouvelle : « il dévalisait la Fnac de Cannes et revendait le butin dans la foulée ». On apprenait alors que mardi dernier, un homme s’était fait prendre sur le fait alors qu’il venait de voler une tablette tactile.

 

Une fois arrêté, le prévenu passe aux aveux : en plus d’avoir dérobé la tablette, il avait volé, la vieille, un ordinateur portable d’une valeur de 1200 €, revendu dans la foulée. L’acheteur est retrouvé. La police découvre alors que ce n’est pas seulement une tablette et un ordinateur vole, mais bien, trois tablettes en plus du PC portable. Une moindre peine pour la Fnac, puisque la moitié des objets dérobés ont été retrouvés.

 

La libraire bisontine Camponovo reconvertie

 

Elle avait fermé il y 3 ans, le 31 août 2012. Depuis, multitude de projets sont arrivés sur la table de la mairie de Besançon afin de reprendre les 2.500 m2 de bâtiment de cette ancienne librairie. Et le grand gagnant semble être une enseigne de prêt-à-porter. « Le compromis de vente n’est pas encore signé mais les négociations sont bien avancées et ça devrait aller vite. D’ici la fin de l’année », a expliqué le maire de Besançon à l’Est Républicain.

 

Selon le quotidien, il s’agit de la 10ème librairie indépendante qui serait reconvertie en magasin de vêtements.

 

La libraire suisse Payot a passé un mauvais été 

 

Dans une interview donnée à la Tribune de Genève, Pascal Vandenberghe, directeur général de Payot, fait le bilan d’un été 2015 plus que morose pour sa chaîne de librairies. « Alors que nous avions très bien terminé l’année 2014 et que le démarrage de la suivante était sur la bonne voie, la décision de la Banque nationale suisse (d’interrompre le taux plancher entre le franc et l’euro, ndlr) a brisé cet élan positif », explique le directeur au quotidien suisse.

 

« Depuis cette date, les affaires sont difficiles. Quant à l’été, entre les nombreux Suisses partis en vacances à l’étranger et la température incitant plutôt à barboter à la piscine qu’à lire un livre, il aura également été caniculaire pour nos magasins », continue-t-il.  Pour conclure avec une note de positif,  Pascal Vandenberghe a déclaré aborder la rentrée littéraire 2015 « avec beaucoup d’optimisme, étant donnée sa qualité ». Et oui, la canicule peut être rude pour les libraires, même en Suisse.