Mille visiteurs au festival Vo-Vf, le monde en livres

Claire Darfeuille - 12.10.2015

Edition - International - Festival Vo-Vf - Traduction littéraire - Littérature étrangère


VO-VF, le monde en livres a attiré le week-end du 2 au 4 octobre plus d’un millier de visiteurs à Gif-sur-Yvette. Retour en images sur cette manifestation originale, fondée par trois libraires avec l'envie de "donner la parole aux traducteurs, véritables passeurs de textes".

 

Une trentaine de tables rondes, des animations pour les enfants, des ateliers, des lectures, des concerts... © Juliette Berny 

 

 

« Les réactions sont extrêmement positives et le public s’est diversifié », se réjouissent Hélène Pourquié et Pierre Morize, les deux libraires de Liragif, co-fondateurs avec Sylvie Melchiori de la librairie La Vagabonde & sa fabrique, du tout jeune festival Vo-Vf, le monde en livres.

 

Pour cette troisième édition, le festival avait quitté le Moulin de la Tuilerie, agréablement champêtre mais moins facile d’accès, pour s’installer dans le centre ville de Gif-sur-Yvette. Les rencontres se sont déroulées dans le Château du Val-Fleury et à l’Orangerie mis à disposition par la ville, sous les barnums installés sur la place, dans le parc du Château, ainsi qu'au Central Cinéma et à la Brasserie du Val-Fleury, partenaires de l’initiative.

 

La poésie irlandaise, les polars du monde, Simenon et ses traducteurs

 

Le public s’était en grande partie préinscrit sur internet pour assister aux entretiens, tables rondes et autres ateliers autour de thématiques aussi diverses que « Traduire le féminin », « La poésie irlandaise », « L’œuvre d’Odysseas Elytis », « Le théâtre suédois » « Simenon et ses traducteurs » ou encore « Les polars du monde ». Un coup de projecteur était donné aux littératures syrienne, indonésienne, chinoise, israélienne, turque, allemande, et à la rentrée littéraire. Impossible, bien entendu, à moins de posséder le don d’ubiquité et beaucoup d’énergie de se rendre à toutes les rencontres, le choix était parfois cornélien…

 

Les souvenirs de Tobie Nathan, qui a inauguré le festival en évoquant sa pratique de l’ethnopsychiatrie, mais aussi l’Egypte de son enfance, les anecdotes truculentes de Jean-Pierre Carasso, traducteur à l’honneur (Raymond Carver, Edgar Lawrence Doctorow, Howard Buten, Jonathan Safran Sfoer, Alice Munro…), les partages passionnés d’André Markowicz, qui a notamment évoqué la "présence constante, tragique et tutélaire" du poète et traducteur Armand Robin, ou encore les récits de Jean Hatzfeld accompagné de sa traductrice en italien, Anna d’Elia, comptent parmi les moments qui auront marqué cette troisième édition, dont nous vous proposons un aperçu en images.

 

 

 

La librairie Babel, installée au rez-de-chaussée du château le temps du festival a enregistré d’aussi bons résultats que l’an passé, soit 6 000 euros, totalement réinvestis pour la part des  libraires, dans l’organisation du festival auquel participe une centaine de bénévoles. « L’effet est net, après chaque conférences, les gens repartent avec le livre dont ils ont entendu parlé », notent Hélène Pourquié et Pierre Morize qui voient ainsi  leur souhait réalisé : « donner envie de lire à travers la parole des traducteurs ».

 

Parmi les meilleures ventes, « Partages » et « Ombres de Chine » d’André Markowicz (Editions Inculte), ainsi que « Le Châle » de Cynthia Ozick (Editions L’Olivier), dont le premier chapitre avait été présenté par Jean-Pierre Carasso comme sa « traduction idéale »