Trop connectée, un agent littéraire victime d'un client refoulé

Clément Solym - 17.09.2012

Edition - International - Twitter - connexion - agent littéraire


Laver son linge sale est traditionnellement une activité familiale. Mais avec les réseaux sociaux, on partage à tout va ses mésaventures, les petites comme les grandes. C'est ainsi que l'agent littéraire Pam van Hylckama a raconté comment elle venait de se faire agresser, au volant de sa voiture. Mais pas vraiment n'importe quelle agression.

 

 

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Fuschia Foot, CC BY-NC-ND 2.0

 

 

Fière blogueuse et très portée sur l'internet, Pam a connu différentes vies professionnelles, toujours dans le monde des livres. Particulièrement connectée, elle recourt à Twitter, Facebook et Foursquare, l'application permettant de se géolocaliser en temps réel. Et c'est là que le bât va méchamment blesser.

 

En tant qu'agent littéraire, Pam a l'occasion de lire à peu près tout et n'importe quoi. Et dernièrement, les manuscrits se sont accumulés. Et ce 13 septembre, alors qu'elle est au volant de sa voiture, elle continue de pianoter, raconte le LA Times.

 

Tout à coup, un inconnu fracasse son rétroviseur, et tente de la sortir du véhicule de force. L'un des deux chiens qui accompagnaient l'agent, un Jack Russel, a mordu l'agresseur au bras, le contraignant à fuir. Mais l'incompréhension règne, et Pam finit par appeler la police. Impossible de comprendre d'où vient cette crise de folie, sinon en se penchant sur un twitt qui lui annonce qu'il est « normal que je te déteste, et je veux que tu meures et je vais te tuer ». Cocasse ?

 

Pam ne s'en était pas émue, expliquant aux policiers que ce genre de chose arrive tout le temps quand on est un agent littéraire, et que ces petites contrariétés sont monnaie courante. Mais la police s'est tout de même rendue au domicile du bonhomme et c'est un homme avec une trace de morsure sur le bras qu'elle a trouvé, comme Pam le raconte.

 

 

 

C'était donc bel et bien d'un auteur dont elle avait refusé de s'occuper du manuscrit, celui-ci avait décidé de faire justice lui-même, avec l'envie de faire reconnaître son talent à cet agent, qui n'avait manifestement pas compris son génie... Et une seule conclusion : en ayant mis sa vie aussi ouvertement à nu sur la toile et les réseaux, elle avait fourni toutes les indications à son agresseur pour qu'il puisse la retrouver. 

 

Méfiance, donc, méfiance...