Trump bloque les voyages depuis l'Europe : l'édition britannique ”en suspens“

Nicolas Gary - 12.03.2020

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Les annonces de Donald Trump ont une fois de plus semé la pagaille. Plaçant les États-Unis dans une forme de quarantaine globale pour 30 jours, le président coupe court aux échanges avec l’Europe. Endiguer le virus, certes, mais la mesure déclenchée dans une réelle confusion ajoute à l’angoisse globale. D'ailleurs, c'est peut-être bien l'Europe que le blondinet vient de mettre en situation de confinement...

Donald Trump
Gage Skidmore, CC BY SA 2.0


Empêcher les vols en provenance de l’Europe d’arriver sur le territoire nord-américain, l’idée ressemble bien à du Trump. Dans son allocution, le POTUS fait preuve de fermeté, tout en glissant quelques exceptions. En effet, les citoyens du Royaume-Uni ne seront pas concernés par les interdictions. 



Sanctionner l’espace Schengen de la sorte a surtout eu pour conséquence de paniquer totalement les marchés boursiers. Et les acteurs en relation commerciale étroite avec les États-Unis. 

Depuis la filiale d’un grand groupe américain, basée à Londres, on nous indique avoir reçu « avec stupeur » la déclaration du milliardaire de la Maison-Blanche. « On attend les consignes de la maison-mère, mais en l’état, ça va être la panique. » Plus encore, on comprend mal — ou l’on ne comprend que trop bien — le fait que les Britanniques soient exclus des mesures d’embargo.
 

Et pourtant...


Une agence littéraire fait également part à ActuaLitté de « l’inquiétude qui règne depuis ce matin. Le business avec les Américains représente une part importante pour nos auteurs. Toute mesure de ce genre aura des retombées sur le marché, et va affecter l’activité ». Celle-ci, et bien d’autres au demeurant.

Surtout que l’édition au Royaume-Uni se remet à peine de l’annulation de la Foire de Londres. Jusqu’au dernier moment, l’événement a cru qu’il pourrait se dérouler sans peine, mais les multiples désistements, associés au développement du COVID-19, ont eu raison de l’effort des organisateurs.

« Quelques éditeurs sont tout de même venus », poursuit l’agence, « de Scandinavie, de Hollande, et même une maison allemande. Mais on percevait clairement un manque d’envie. Nous étions loin de l’euphorie de la Foire : tout semblait déjà en suspens — avec l’espoir que tout cela va vite passer. »
 
Sauf que non, et la décision de Trump n’améliore pas la tension ambiante. « Personne ne sait trop quoi en penser. Évidemment nous regardons beaucoup les États-Unis, et les derniers développements vont frapper tout le monde. C’est effarant. »

Rapidement, le président du Conseil européen, Charles Michel, est intervenu sur Twitter pour assurer que l’Europe allait évaluer les conséquences de la décision de Washington. Et de souligner : « Toute perturbation économique doit être évitée. »


Commentaires
Le faux blond ("blondinet" est presque un mot d'amoureux) n'en est pas à ses premières méchancetés et idioties; d'ailleurs, il n'est pas capable d'autre chose. Patience: tôt ou tard, sa bêtise lui retombera sur le blair. Il en perdra même sa magnifique toison.
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