TVA à 7% : les libraires s'inquiètent, Hachette, moins

Clément Solym - 23.12.2011

Edition - Librairies - TVA - Gouvernement - Libraires


 

C'est donc le 1er avril 2012 que s'appliquera la hausse de la TVA du livre. Malheureusement pour les libraires, cela n'a rien d'une blague, et moins encore d'une bonne nouvelle.

 

 

 

C'est ce qu'on appelle un coup de massue. Le livre n'est pas considéré comme un bien de première nécessité, par conséquent le gouvernement appliquera bien un changement de TVA. Dès le premier avril 2012, la TVA réduite s'élèvera à 7 %.

 

 

 

Le gouvernement a écouté, au moins partiellement, les récriminations des libraires concernant la hausse prévue initialement pour janvier 2012, en changeant la date fatidique. Première difficulté pour les librairies, et non des moindres, le ré-étiquetage, impensable avant janvier 2012.

 

Et pour cause, on estime à 100 millions le nombre d'ouvrages présents chez les détaillants. Ajoutez à cela un déstockage de masse qui aurait conduit à une situation chaotique pour les éditeurs.

 

 

 

Combien cette réévaluation va-t-elle rapporter ? Interrogés par le Monde, les éditeurs prévoient une hausse de « 30 centimes par exemplaire ». Économies espérées par le gouvernement : 60 millions d'euros.

 

 

 

Dans son éditorial, Jean-Marcel Bouguereau compare les taxes de la restauration et ceux du livre. Il met en avant une certaine injustice entre ces deux secteurs. Le passage de « la TVA de la restauration de 19,6 % à 5,5 % aurait alourdi la perte de l'état de 2,4 milliards d'euros (...) Mais le lobby des restaurateurs est plus puissant et plus payant électoralement que celui des libraires ! »

 

 

 

Moindres secousses du côte de Hachette et Editis, qui n'ont pas réagi. Les maisons d'édition seront de toute façon moins affectées. Elles ont aussi reçu un cadeau de la part de l'État : qui dit nouvelle année, dit nouvelle taxe pour l'ebook. Le livre numérique profitera dès janvier 2012 de la TVA réduite à 7 %. Tout le monde n'est pas touché de la même façon par la crise...