Tweeter ou Liker : les bibliothèques et l'usage des réseaux sociaux

Clément Solym - 05.01.2018

Edition - Bibliothèques - réseaux sociaux bibliothèque - twitter facebook bibliothèque - échanges internautes réseaux


Que peuvent faire les établissements de prêt, avec ces diableries de réseaux sociaux ? La publication Des Tweets et des Likes en bibliothèques rapporte les enquêtes menées dans quatre établissements, de Brest, Metz, Quimper et Paris (la bibliothèque Louise-Michel), à la recherche des expérimentations sociales réalisées. Tout à la fois métrique et sociologique, cette étude laisse la parole aux agents publics de même qu’aux usagers des lieux de prêt. 


Multiple Tweets Plain
mkhmarketing, CC BY 2.0
 

 

Menée en 2016 par la Bibliothèque Publique d’Information, l’enquête fait ressortir quelques éléments majeurs sur les pratiques des établissements. La communication est ainsi l’enjeu majeur pour les lieux, tant pour les services que les actualités. De même, suivant le canal, c’est une veille vers le public professionnel qui est opérée. 

« L’évolution en continu des plateformes sociales rend délicate la seule évaluation quantitative ; les ancrages territoriaux des établissements pèsent d’une autre manière sur les initiatives entreprises auprès des internautes ; la simplicité du Like, en même temps qu’elle banalise les signes de complicité, est surinvestie par ceux qui se connaissent et s’apprécient déjà », peut-on lire en introduction.

 

« Dans une perspective de communication descendante comparable aux médias de masse, les réseaux sociaux permettent ainsi aux bibliothèques de desserrer les contraintes institutionnelles de leur discours tout en maintenant le contrôle de leur identité numérique », notent les auteurs.

 

Pour autant, l’implication dans le community management ne fait ressortir qu’une mobilisation et une implication modérées de la part du public. On assiste plutôt à un usage de communication vers les internautes qu’à un outil favorisant l’échange multidirectionnel. Et de par un certain manque de reporting, et d’analyse, « les réseaux sociaux apparaissent moins comme une source de connaissance des publics que comme un moyen de se faire connaître auprès d’eux ».

 

De ce fait, la relation avec les internautes paraît peu approfondie, notant cependant que le public professionnel est très engagé. À ce titre, les outils sociaux apparaissent comme « un moyen d’enrichissement de leurs pratiques professionnelles ».

 

Le document a été corédigé par Marie-Françoise Audouard, Mathilde Rimaud (consultante Axiales) et Louis Wiart, sous la direction de Muriel Amar (BPI). On pourra le retrouver à cette adresse, proposé pour 6,99 € dans sa version numérique par OpenEditions. Une version papier doit paraître aux Presses de l’Enssib en ce début d’année. 

 

La synthèse du document est accessible ci-dessous.

 

 


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