Twitter ou Facebook : inutiles pour recommander un livre

Clément Solym - 23.10.2009

Edition - Economie - Twitter - Facebook - inutiles


Peut-on faire confiance aux réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter pour la recommandation de livres ? Non. Oui, c'est dur comme réponse, mais c'est ce que montre l'étude menée par Lovereading et avec un nom comme ça on peut imaginer qu'ils connaissent leur affaire. Dans leur sondage, 56 % des répondants ont expliqué qu'ils se servaient bien d'internet pour obtenir des renseignements sur les livres, mais seuls 17 % d'entre eux trouvent Twitter utile pour se faire prescrire un livre. Le plus petit score de l'étude...

En revanche, les sites des éditeurs ou des auteurs et des marchands peuvent servir estiment 83 % des répondants. De fait, les réseaux sociaux obtiennent un score de 34 % de personnes qui les considèrent comme pertinents pour glaner quelques informations. Et les inciter à acheter.


L'enquête de Lovereading montre également que 87 % des clients potentiels s'attendent à ce que le livre numérique coûte moins cher, contre 12 % pour qui ils garderont le même prix que la version imprimée. Si l'intention chez les éditeurs n'est pas de sous-estimer et donc vendre moins cher les livres de leurs auteurs, on laisse les marchands libres de faire ce qu'ils veulent en terme de rabais. Ce qui en France n'a pas vraiment de sens...

Si quelques exceptions, comme le club de lecture de Jonathan Ross, lancé en mai sur Twitter, connaissent des vagues d'enthousiasme énorme, le bilan n'est pas folichon, puisque les informations données sur le club de Jonathan n'ont pas été renouvelées depuis juillet.

Ce qui fait que l'utilisation des réseaux sociaux doit de fait s'opérer avec une autre optique que celle de faire vendre le livre ou de préconiser son achat. « La tendance est que les entreprises les utiliseront comme des outils où ils peuvent trancher des campagnes promotionnelles classiques à travers l'environnement des réseaux sociaux », explique Sara Lloyd, directrice numérique de Pan Macmillan.

Chez Penguin, Jeremy Ettinghausen, éditeur numérique, explique que l'arrivée récente de ces réseaux les place dans une position de découverte de leur utilisation. Selon lui, les médias passent une part disproportionnée de temps à évoquer leur utilisation : si l'on peut y recourir pour donner un visage humain à une entreprise, on ne s'en sert pas, chez Penguin, comme d'un moyen de diffusion. Les utilisations sont encore donc à déterminer, au fil du temps.

Bien sûr, on ne renie pas l'outil promotionnel en soi : la position de Random House dans le domaine est claire. Ces réseaux sont là pour rester et ils représentent une bonne partie de l'action menée aujourd'hui pour promouvoir un livre. Mais essentiellement pour instaurer un contact entre l'auteur ou la maison et le lecteur.