UK : Payer du contenu numérique ne serait pas encore la norme

Julien Helmlinger - 29.08.2014

Edition - Société - Habitudes d'achat en ligne - Enquête - étude - statistiques - Marketing


Les résultats d'une récente enquête Ipsos MORI, circulent depuis peu sur la toile. L'étude a été menée au cours du mois de mai dernier, axée sur le marché britannique, et portait sur les habitudes d'achat à l'heure de la consommation en ligne. Les réponses obtenues par les chercheurs indiquent que le fait de payer pour du contenu numérique ne serait pas encore la norme au Royaume-Uni. Grande partie des téléchargements seraient gratuits.

 

 

 

 

D'après les conclusions du sondage réalisé par Ipsos, un tiers des 1000 répondants a déclaré avoir téléchargé des applications gratuites, tandis que seulement 8 % ont déboursé leurs deniers à cette fin. Plus d'un quart du panel a testé le streaming vidéo en ligne, mais seuls 9 % des sondés ont payé leur vidéo. Pour ce qui concerne la musique : 24 % en ont écouté en streaming et seulement 4 % à avoir payé pour le service. 

 

La nouvelle ne va pas rassurer ceux qui proposent leurs biens culturels en ligne, toutefois des précisions viennent éclairer le constat. Ainsi, de manière assez logique le streaming payant attirerait moins bien les acheteurs que la vente de fichiers téléchargeables, qu'il s'agisse de films, de musique ou d'ebooks. La possession d'un bien culturel semble justifier son prix contrairement à une licence pour usage unique.

 

Alors que se développent les offres de lecture numérique contre souscription, l'on peut se demander si ce levier d'achat fera toujours le jeu de la vente au détail, aux dépens de la concurrence émergente d'une offre certes à volonté, mais ne concernant que des licences d'utilisation provisoires. 

 

La France, meilleur élève ?

 

Dans son baromètre des usages, présenté début août, l'Hadopi avait fait apparaître que les Français s'étaient montrés meilleurs élèves et que, à l'instar des jeux vidéo, les livres numériques s'inscrivaient dans un mode de consommation exclusivement licite, pour 90 % des répondants.