UK : un marché du livre imprimé qui ne cesse de diminuer depuis 2009

Clément Solym - 14.01.2015

Edition - Economie - Royaume-Uni livres - édition ventes - collection jeunesse littérature


Un rapport de Nielsen BookScan repris sur le Guardian, annonce que les ventes de livres imprimés ont perdu plus de 150 millions £ au cours des cinq dernières années. Alors que de plus en plus de lecteurs migrent vers le livre numérique, le secteur de la fiction adulte est en perte de vitesse depuis 2009. 

 


ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

L'examen des résultats de l'année 2014 selon le reporting de la société Nielsen est implacable : qu'importe que les résultats de fin d'année aient été profitables au livre imprimé. L'an passé, les ventes, en valeur, ont perdu 1,3 % ; à 1,369 milliard £ et, en volume, 1,9 %, à 180 millions d'exemplaires pour l'imprimé. 

 

Et le marché de la fiction adulte se révèle le moins performant de tous, avec une baisse de 5,13 %, à 321,3 millions £. Tragique si l'on se souvient qu'il pesait pour 476,1 millions £ en 2009. Pour ajouter aux indigestions, le format poche est le plus frappé : un recul de 11,6 % à 67,9 millions £, et seuls trois auteurs qui dépassent les 100.000 exemplaires, Lee Child, CJ Sansom et Martina Cole.

 

Selon les analyses, le livre numérique est pointé du doigt : dans la fiction adulte, la migration des lecteurs vers ce format serait responsable de la situation, et l'on prévoit pour 2015 que l'ebook représentera 350 millions £. Confirmation chez Nielsen, d'ailleurs : les données de septembre indiquent clairement que le livre numérique gagne en puissance dans la fiction adulte. 

 

Autre baisse des ventes dans la non fiction adulte, qui recule de 4 % à 585,7 millions £ – alors que le résultat en 2009 était de 738,4 millions £, soit près d'un cinquième de perdu. 

 

Alors, comme toujours, on se tourne vers la littérature jeunesse. Celle qui, en France, représente un livre sur quatre vendus a augmenté outre-Manche de 9,1 %, pour afficher 336 millions £ au compteur. Une tendance à prendre en compte pour les libraires, autant que pour les éditeurs, qui risquent de se ruer sur la création de collections spécifiques. 

 

Au risque d'obtenir l'inverse de l'effet escompté...