Un bibliothécaire écope d'une amende pour la promotion du livre de sa fille

Clément Solym - 22.10.2008

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Durant 39 années de carrière, Robert Grandt a vanté les mérites de livres à travers le bulletin d'information qu'il distribue en sa qualité de bibliothécaire, à la Brooklyn Technical High School. Mais cette année, il a écopé de 500 $ d'amende, à l'occasion de cet envoi.

« J'étais tellement fier de ma fille, que j'ai glissé un mot sur son travail », s'excuse-t-il. N'hésitant pas à le qualifier de meilleur livre jamais écrit, il propose même aux personnes intéressées de se procurer gratuitement un exemplaire de l'adaptation version manga de Macbeth, revu et corrigé par sa progéniture.

Scandale ! Dès le lundi, la ville s'offusque qu'il ait eu recours à une telle promotion, et Robert doit s'acquitter de 500 $ d'amende, tout en reconnaissant publiquement qu'il a violé le code éthique de la ville. « Ils n'ont rien de mieux à faire que de prétendre que ma fille aurait touché 20 cents de droits d'auteur si quelqu'un avait acheté le livre », déplore-t-il.

Pourtant, la ville de New York dispose d'une charte dans laquelle on stipule que les employés ne peuvent profiter de leur situation, et même si pour Robert, « c'est incroyable », la situation est la suivante. Et quelle que soit l'admiration qu'il puisse avoir pour le travail de sa fille, il n'était pas autorisé à lui prodiguer une telle publicité.

Le paradoxe s'immisce précisément sur ce point. « Je suis supposé dans le cadre de mon travail, présenter de nouveaux livres et encourager les enfants à lire de nouveaux livres. » Présenter l'ouvrage de sa fille rentrait donc dans le cadre de ses attributions. En août, alors que l'affaire prenait de l'ampleur et que le Conseil d'administration le menaçait de licenciement et de 1000 $ d'amende, c'est sa femme, secrétaire juridique, qui a dû négocier une punition au rabais...