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Un bon d'achat solidaire pour des livres : la Belgique organise l'après

Victor De Sepausy - 21.04.2020

Edition - Les maisons - librairie Belgique soutien - bon achat libraire - livres internet covid19


Chacun sa méthode pour aider une profession dévastée par le confinement : entamé ce 17 mars, prolongé jusqu’au 3 mai, il aura pour conséquence de mettre à mal la trésorerie fragile des librairies de Belgique — et d’ailleurs. Outre-Quiévrain, on prépare cependant l’après, avec un bon d’achat baptisé « Lire, c’est vivre ». Rien que ça !

librairie Tropismes
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

L’association des librairies francophones de Belgique le rappelle, « on ne sait aujourd’hui pas encore de quoi demain sera fait ». Et cela relève du triste euphémisme. Si les établissements se tiennent sagement en attendant le déconfinement, ils attendent avant tout « un protocole sanitaire maîtrisé ». 

Or, d’un côté les clients demandent des nouveautés, et de pouvoir se rendre en librairie, quand de l’autre, les boutiques voient leur trésorerie s’évanouir. Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, apparaît donc le Bon d’achat solidaire. « Plus qu’un soutien, c’est un engagement citoyen, solidaire et local », assure l’association.
 
La campagne début ce 21 avril, à travers la toile et ses réseaux, mais a pour perspective l’après, bien entendu.

L'association accompagne son opération de ces quelques explications : 
 

Ce bon d’achat solidaire qui permettra à nos libraires de bénéficier de trésorerie était pour nous une nécessité. En effet, depuis le début de cette crise inédite, le syndicat des librairies indépendantes de Belgique francophone recommande à ses librairies membres de respecter les recommandations gouvernementales, évidemment en fermant leur librairie, mais également en évitant de développer un service de livraison. À l’heure où les consignes imposent le plus strict confinement, il n’était pas question pour le SLFB de faire prendre le moindre risque aux libraires, aux livreurs et à leurs client.es.

Nous avons conscience que pour nos librairies, c’est une décision très difficile à tenir commercialement parlant, mais ô combien responsable par rapport aux exigences sanitaires et citoyennes. Aujourd’hui, seuls ceux qui peuvent assurer les livraisons selon un protocole sanitaire sûr livrent leurs clients. Ils le font sur base de leurs stocks limités et de façon très locale.

Il n’en reste pas moins que, livraison ou non, au plus les semaines passent, au plus les besoins en liquidités se font sentir. C’est pourquoi, le SLFB a développé pour ses membres une campagne de communication autour du bon d’achat Lire, c’est vivre. Chaque librairie l’utilise individuellement auprès de ses client. e. s et nous en assurons la communication sur notre site et nos réseaux sociaux.

L’idée est très simple et déjà éprouvée dans de nombreux commerces indépendants : Je choisis ma librairie indépendante, je lui commande par mail un bon d’achat Lire, c’est vivre, je paye dès réception de la facture et je vais choisir mon livre plus tard. C’est comme un cadeau que l’on se fait à soi-même et cela permet au libraire de maintenir son activité.

 


 
L’occasion de rappeler le message de toute une profession : « Les libraires indépendants animent la vie de leur quartier, participent à l’économie locale et contribuent, par leurs impôts, à financer entre autres les soins de santé. Pour que tout cela perdure, pour que demain vous puissiez encore pousser leur porte, découvrir leurs coups de cœur, partager du savoir et de l’imaginaire... »

Et de conclure : « Soutenez-les en achetant aujourd’hui vos livres de demain via les bons d’achat “Lire, c’est vivre” et en venant dès leur réouverture choisir vos livres en librairie. » Plus d'informations.


Commentaires
C'est un beau geste de solidarité. Mais un risque aussi pris sur l'avenir. La librairie, malgré tout, peut faire faillite, son propriétaire (ou tenant-lieu), devenir victime du covid-19, etc. Le client, alors, gagne en beauté d'âme mais perd son argent et son (ses) livre(s).



C'est, sans doute, très pessimiste de penser ainsi. C'est comme si l'on se privait d'un compte d 'épargne à la banque de peur que celle-ci ne clamse.



Pensons moins tordu: le risque n'est-il pas le sel de la vie, son piment vertigineux, sa mayonnaise enfin réussie ou son ketchup troublant?
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