Un collège de Nouméa en proie à la violence et aux incivilités

Clément Solym - 27.03.2009

Edition - Société - violence - collège - nouméa


La violence à l'école fait encore parler d'elle. Alors que Nicolas Sarkozy vient de demander à ce que le plan de sanctuarisation soit lancé, les enseignants d'un collège de Nouméa ont décidé d'utiliser leur droit de retrait.

Un professeur d'espagnol du collège de Rivière Salée a expliqué à l'AFP : « Nous en avons assez du climat d'insécurité et de violence qui règne dans le collège de Rivière Salée. Les insultes, le racket et les incivilités sont quotidiens ».

Initialement, les enseignants n'avaient prévu qu'un arrêt d'une heure des cours mais ils ont durci le mouvement après qu'une enseignante a été la victime de jets de pierres. Celle-ci répondait à des questions de journalistes de Télé Nouvelle-Calédonie (RFO).

Le collège est situé en ZEP (zone d'enseignement prioritaire), il compte 750 élèves et les professeurs affirment qu'il est impossible d'enseigner tant ils passent leur temps à faire de la « discipline ». Ils assurent avoir prévenu le vice-rectorat depuis longtemps, mais la situation loin de s'arranger s'est empirée avec des postes supprimés.

De son côté, Ives Melet, le vice-recteur n'accepte pas le droit de retrait jugeant qu'il n'y a pas « danger grave et imminent pour la vie ou la santé des personnels ». Il a proposé aux enseignants de les rencontrer le 1er avril. Une mauvaise blague pour ceux-ci qui ont refusé cette invitation trop éloignée dans le temps.