Un comportement politique vague pour la maladie d'Alzheimer

Clément Solym - 22.12.2008

Edition - Société - comportement - politique - maladie


Depuis que la maladie s'est déclarée, Terry Pratchett a fait de la lutte et la sensibilisation à Alzheimer son combat au quotidien, non seulement pour lui, mais à travers tout le Royaume-Uni.

Alors qu'il a fait un don de plus de 714.000 € à l'Alzheimer’s Research Trust et qu'il mobilise son énergie auprès des pouvoirs politiques, dernièrement à travers une pétition, l'annonce du plan gouvernemental ce matin risque de l'inquiéter quelque peu.

En effet, il a été décidé de donner à tous les médecins généralistes une formation qui leur permettra de mieux détecter la démence et de mettre en place une clinique de travail sur la mémoire dans chaque ville. Des soins plus palliatifs que prospectifs, pourrait-on résumer.

De plus, les cliniques de travail sur la mémoire restent un concept assez vague, qui n'a pas du tout été détaillé. Quant à la formation des médecins généralistes, si elle aiderait d'une certaine manière à déceler des cas, les mouvements précoces de cette maladie son souvent difficiles à repérer.

De fait, c'est surtout une incompréhension qui est décelée, puisqu'à travers les initiatives de Pratchett, pour ne citer que lui, c'est avant tout un secteur de recherche performant, au moins autant que celui de lutte contre le cancer qui était espéré. Aujourd'hui, le pays dépenserait 11 £ pour Alzheimer, contre 289 £ contre le cancer par année et par habitant.