Un doigt de spam dans Google books (et un whisky après)

Clément Solym - 22.09.2009

Edition - Bibliothèques - doigt - spam - Googe


Personne n'aura oublié cette célébrissime référence à La cité de la peur, qui s'applique avec bonheur au service de Google Books, dont Foner Books vient d'être la victime, dans la joie et l'allégresse. Enfin, pas tout à fait.

Nous avions déjà eu l'occasion de pointer quelques saccages perpétrés sur un fichier image, transformé en format ePub. Les catastrophes étaient manifestes « C’est, soit, disponible en texte et ePub mais c'est quand même lamentable.... autant de caractères faux, la mise en page déplorable... c'est une honte.... les auteurs doivent se retourner dans leurs tombes », nous précisait un lecteur.


Eh bien après l'ebook massacré, la numérisation à deux doigts d'être pitoyable : alors que le moteur vient d'annoncer un partenariat avec l'Espresso Book Machine pour l'impression à la demande de millions de titres, on peut s'inquiéter des fichiers que l'on va recevoir.


Foner books pointe en effet plusieurs images où l'on aura le plaisir de (re)découvrir un, puis deux, puis toute une main de doigts, avec un gant rose du meilleur effet, mais qui risque de passablement ruiner l'impression de l'ouvrage.

Une série intitulée « finger spam », qui montre non seulement les limites de la numérisation pratiquée par Google - mais il ne saurait être la seule victime de ces erreurs humaines - mais surtout quelles sont les limites de la photographie d'ouvrages, qui seront par la suite envoyés vers un service d'Impression à la Demande.

La rédaction garde en mémoire un fichier dont le lien lui échappe pour le moment, où l'on peut profiter d'un bras tout entier qui lui s'est glissé entre le livre et l'appareil photo de la machine à numériser... TechCrunch publiait déjà en décembre 2007 des exemples de ce « finger spam », alors que le moteur numérisait encore en toute insouciance 3000 livres par jour.

L'affaire n'est donc pas neuve, mais à ceux qui pensent que Google détient la solution idéale, peut-être est-il bon de rappeler quelques-unes des errances de la firme.