Un écrivain américain s'engage pour défendre les campagnes anglaises

Clément Solym - 05.09.2011

Edition - Société - mitage - territoire - angleterre


Bill Bryson a passé sa vie entre les États-Unis et l’Angleterre. Aujourd’hui président de l’université de Durham depuis 2005. Jusqu’à la fin de cette année, M. Bryson s’est engagé contre la suppression de certaines barrières administratives à l’exploitation irraisonnée du territoire.


Le gouvernement anglais veut relancer la croissance par tous les moyens, et à tous les coups. Mauvais idée pour Bryson, qui ne veut pas voir disparaître encore plus le tissu rural et préfère protéger l’environnement. L’ancien écrivain use de sa notoriété pour sensibiliser aux dangers des mesures gouvernementales.
 

 
L'étalement urbain aux USA


Bill Bryson est connu pour des livres comme Une histoire de tout, ou presque… et Notes from a small island. Le premier vulgarise l’histoire du développement des sciences comme la chimie, l’astronomie, et la physique. Bourré d’anecdotes, il a remporté les prix Aventis et Descartes. Le second synthétisait au mieux selon les auditeurs de la BBC4 l’identité et l’histoire de l’Angleterre. Le livre a été lu plusieurs fois à la radio en Angleterre.

 

La mesure qui l’inquiète le plus est la future présomption d’utilité du développement qui pourrait empêcher les localités de protéger leur territoire. La simple démonstration de l’utilité et de la nécessité du développement d’un territoire obligera les localités à céder du terrain pour le permettre.

20 % de plus par collectivité territoriale doivent déjà être mis à disposition pour le logement d'ici six mois. Même si aucun plan urbanistique n’était prévu. Bryson n’est pas contre le développement, mais pointe du doigt la précipitation, alors que 80 % des demandes de terrain sont généralement déjà reçu, et que de nombreux logements sont vides.

En tant que président de la Campagne pour protéger l’Angleterre rurale, il déclare : « Les bonnes intentions du gouvernement risquent d’être minées par le discours sur le développement économique à tout prix. Nous sommes très inquiets de voir que les lois environnementales sont considérées comme de la paperasserie. » 
  

12.000 personnes ont déjà signé la pétition. Si 100.000 la signent, un débat aura probablement lieu à la Chambre des Communes.